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Hybrides et électriques : Un marché en attente de décollage

La progression des véhicules hybrides et électriques, bien que modeste, indique une adoption lente mais constante de ces technologies vertes au sein du pays.

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Le marché de l’automobile électrique et hybride au Maroc peine véritablement à décoller. En 2023, le pays a enregistré la vente de 7.165 véhicules électrifiés, soit une progression de 25,28% par rapport à l’année précé-dente. Cependant, ces véhicules ne représentent que 4,5% des 161.504 immatriculations totales, mettant en lumière les défis persistants liés à l’infrastructure limitée et aux coûts élevés qui freinent une adoption plus large.
Malgré cette croissance, la part de marché de ces véhicules reste marginale, à seulement 4,5%. Les voitures entièrement électriques représentent 6,46% des ventes d’unités électrifiées, avec seulement 463 unités vendues. Cette progression, bien que modeste, indique une adoption lente mais constante de ces technologies vertes au sein du Royaume.
La marque Toyota qui a introduit la technologie hybride depuis plusieurs années a su progressivement étendre ses options hybrides à l’ensemble de sa gamme, et sa marque de luxe, Lexus, a choisi de proposer exclusivement des véhicules hybrides dès son lancement dans le pays. Certains fidèles de Toyota se sont tournés vers l’hybride par nécessité pour continuer à soutenir leur marque de prédilection. Avec le temps, de nombreux consommateurs ont commencé à apprécier les avantages de cette technologie, notamment sa très faible consommation en milieu urbain. Les modèles Corolla et C-HR ont particulièrement bien réussi sur le marché. Ces dernières années, tous les importateurs de voitures ont suivi cette tendance, introduisant au moins un modèle hybride dans leur gamme. Certains, comme Kia, ont même adopté une stratégie similaire à celle de Toyota, en offrant plus de quatre modèles hybrides.
D’autre part, l’hybride rechargeable, souvent offert par les marques premium, constitue une option attrayante pour les consommateurs disposant d’un budget conséquent, tout en cherchant à éviter la taxe de luxe et les coûts élevés de la vignette. Ces marques premium offrent une alternative séduisante aussi bien pour elles que pour les consommateurs, permettant, par exemple, de choisir entre une Mercedes GLE diesel ou son homologue hybride rechargeable, avec une économie substantielle par rapport au coût équivalent d’une micro-citadine. Cependant, l’hybride traditionnel maintient sa prépondérance avec 6.141 unités vendues au Maroc, tandis que l’hybride rechargeable suscite un intérêt croissant parmi les clients des marques de luxe, atteignant 561 unités en 2023 par rapport à 380 unités en 2021.
L’électrique, avec 463 unités vendues au Maroc, ne suscite pas un vif intérêt du grand public. La majorité de ces ventes se compose de flottes de petites voitures électriques récemment commercialisées dans le Royaume, telles que la Citroën Ami (84 unités) ou la Dacia Spring (146 unités), principalement destinées à des contrats avec des professionnels.
La marque BYD a en revanche fait forte impression avec 38 ventes, malgré une gamme entièrement électrique et des prix débutant autour de 400.000 DH, la plaçant dans la catégorie premium. Les autres ventes sont partagées principalement entre des marques premium, comme qu’Audi, qui a récemment introduit ses modèles Q8 e-tron et Q8 e-tron Sportback entièrement électriques, et Mercedes, qui a lancé une gamme complète de 6 véhicules électriques il y a deux mois.

L’hybride simple : L’art de l’économie et de la performance
Côté coût, qu’il s’agisse d’un véhicule hybride, hybride rechargeable ou entièrement électrique, le coût supplémentaire par rapport aux véhicules thermiques est significatif.
Il est important de rappeler que ce sont les marques de luxe qui ont adopté ces technologies en premier, car elles peuvent proposer une offre commerciale attractive, exemptée de la taxe de luxe. Par exemple, pour le BMW X5, la version diesel 30 d en finition haute (Pack M) coûte 940.000 DH TTC, tandis que la version hybride rechargeable 45e, également en finition Pack M, est vendue à 1.035.000 DH clés en main. En appliquant une taxe de luxe de 15% à la version diesel, son prix (clés en main) s’élève à 1.032.000 DH. Du côté des bolides 100% électriques, la différence de coût avec les hybrides rechargeables n’est pas si marquée.
Prenons la gamme e-Tron d’Audi, par exemple. Le modèle 55 S-line, avec ses impressionnants 446 km d’autonomie, est proposé à 1.050.000 DH. Ce SUV électrique ne se contente pas d’offrir les mêmes avantages fiscaux que son concurrent hybride rechargeable de la marque à hélice, il va plus loin en garantissant des économies substantielles grâce à son autonomie étendue et au coût très réduit des recharges électriques. Alors, pourquoi hésiter ? L’e-Tron 55 S-line est non seulement un choix écoresponsable, mais aussi un choix écono-mique à long terme.
Quand il s’agit d’hybrides simples, aussi appelés auto-rechargeables, les grands noms de l’industrie ne se font pas attendre. Toyota enchante avec ses modèles phares comme la Yaris, la Corolla, le CH-R et le Rav4. Honda répond avec élégance grâce à la Jazz, la Civic, le HR-V et le CR-V. De son côté, Kia séduit avec le Niro, le Sportage, la K5 et le Sorento, tandis que Hyundai impressionne avec l’Elantra, le Kona, le Tucson et la Sonata. Et n’oublions pas Renault, qui rejoint la danse avec l’Arkana, ainsi que MG et bien d’autres labels généralistes. L’atout majeur de ces véhicules? Une économie d’usage qui oscille entre 25 et 35%, variable selon les conditions de conduite, qu’il s’agisse du trajet, du profil du conducteur ou encore d’autres facteurs. En d’autres termes, opter pour un hybride simple, c’est faire le choix d’une efficacité et d’une rentabilité qui méritent largement le détour.