Un salarié en période d’essai

Je suis salarié en période d’essai, et souhaiterais savoir si j’ai les mêmes droits que mes collègues. Aussi, j’aimerais savoir quelle est la durée de la période d’essai.

La période d’essai est une période située au début du contrat de travail, permettant aux parties – le salarié et l’employeur – d’apprécier si la relation contractuelle correspond à leurs attentes respectives.

Elle n’est pas obligatoire, mais généralement l’employeur prévoit toujours une période d’essai de trois mois renouvelable une seule fois pour les cadres. La période d’essai n’est pas obligatoire. Mais si elle est prévue, elle doit être expressément mentionnée dans le contrat de travail ou la lettre d’engagement, avec sa durée et les conditions de son éventuel renouvellement. C’est donc aux deux parties de décider librement sur ce point, sous réserve de respecter les dispositions légales ou conventionnelles. Selon les articles 13 et 14 du code de travail, la durée de la période d’essai est définie selon le type de contrat. Ainsi, par exemple, dans le cas d’un contrat à durée indéterminée, la période d’essai est renouvelable une seule fois. Elle est de trois mois pour les cadres et assimilés, un mois et demi pour les employés et quinze jours pour les ouvriers. La période d’essai des contrats à durée déterminée est également plafonnée : une journée au titre de chaque semaine de travail dans la limite de deux semaines maximum pour les contrats à durée déterminée inférieurs à six mois et un mois dans le cas des contrats de plus de six mois. En cas de renouvellement ou prolongation, la durée totale de l’essai ne peut dépasser les limites maximales fixées par la loi, à savoir six mois pour les cadres et assimilés, trois mois pour les employés et un mois pour les ouvriers. Il est possible de prévoir des périodes d’essai inférieures à celles mentionnées ci-dessus pourvu qu’elles soient prévues par le contrat de travail, la convention collective ou le règlement intérieur. Quant à la rupture pendant toute la période d’essai, employeur et salarié peuvent décider de rompre le contrat à tout moment, sans motif ni procédure.
Toutefois, après au moins une semaine de travail, la rupture de la période d’essai à l’initiative de l’employeur ne peut avoir lieu qu’en donnant l’un des délais de préavis suivants : deux jours avant la rupture si le salarié est payé à la journée, à la semaine ou à la quinzaine, huit jours avant la rupture s’il est payé au mois.
Par ailleurs, la rupture de la période d’essai peut avoir lieu à tout moment, même si le salarié est absent pour maladie ou congé. En revanche, l’employeur ne peut mettre fin à la période d’essai quand le salarié est absent pour cause de maladie professionnelle ou de d’accidents. Il doit attendre son retour, sauf en cas de faute grave ou pour un motif économique.

Bien entendu, vous percevrez votre salaire en contrepartie de votre travail, et tout accident survenu au travail ou sur votre trajet vers le travail ou vers votre domicile est réputé être un accident de travail. Ceci étant, vous bénéficiez des mêmes droits pendant cette période par rapport à vos collègues, sauf que, pour vous, vous n’êtes pas encore titulaire.

Il faut juste attirer votre attention sur la nécessité de vous saisir par écrit, si vous avez un contrat écrit de travail, pour vous signifier le renouvellement de la période d’essai.