Meurtre d’imlil. Les derniers mots des accusés avant le jugement

Ce jeudi 18 juillet à la Chambre criminelle près la cour d’appel de Rabat ( annexe de Salé), le juge a appelé les 24 accusés pour un dernier mot, avant de rendre son jugement, le jour même.

Ce jeudi 18 juillet à la Chambre criminelle près la cour d’appel de Rabat ( annexe de Salé), le procès d’Imlil se poursuit. C’est la dernière audience, et c’est aujourd’hui que le jugement va tomber. Ce jour-là, et comme la loi le stipule, les accusés ont été appelés à la barre pour prononcer un dernier mot devant le juge. Abdellatif El Amrani a appelé en effet les 24 accusés dans le meurtre d’Imlil, en commençant par le noyau dur de la bande. 

J’atteste qu’il n’y a pas de divinité sauf Dieu, et que Mohammad est son prophète. Que Dieu nous pardonne”, a lancé El Joud, la tête baissée. De même pour Youness Ouziad, qui a imploré “la miséricorde divine”. Khayali, qui n’avait pas participé à la décapitation des deux touristes scandinaves, a également implore le “pardon de Dieu”. Mais Afati, lui, qui a filmé la scène, s’est contenté de prononcer, et sèchement, la profession de foi.

Hicham Nazih, ancien codétenu d’El Joud à la prison de Salé, a, lui, tenu de formuler une remarque : “Même si mon avocat a été payé, je ne l’ai jamais rencontré”. Et au président de l’interrompre, en lui disant que son propos “ne concerne pas directement les accusations et le débat”, mais seulement sa relation avec son avocat, Me Zahrach. 

Lors de cette audience, Châabti a été le seul à avoir “regretté avoir fait connaissance avec des gens qui portent des idées extrémistes ».

“J’ai eu la malchance”

Assisté par un traducteur, Kevin Zoller, l’hispano-suisse, s’est présenté également devant le juge. Contrairement aux autres accusés, Il a été plus loquace.  “Je suis un jeune, comme la majorité des jeunes. J’ai eu la malchance d’avoir rencontré ces gens”, a-t-il dit. Et d’ajouter, “La balance est le symbole de la justice. Je vous demande de considérer aussi bien les accusations que les preuves”, s’est-il adressé au juge. Et de conclure, “Je condamne cet acte barbare qui a touché ce beau pays”.  

Rachid El Ouali a quant à lui demandé qu’il soit libéré. Son argument : avoir “dénoncé El Joud, avant le crime” a-t-il expliqué à Abdellatif El Amrani.  

La cour est en cours de délibération. Le jugement tombera ce jeudi 18 juillet.

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