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Enseignants : L’engagement du gouvernement pour un accord historique

L’approche adoptée par l’Exécutif dans le cadre du dialogue social avec les fonctionnaires de l’Éducation nationale apporte une nouvelle démonstration quant à sa détermination à mener les réformes qui s’imposent.

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C’est le jour de retour aux classes pour les sept millions d’élèves des écoles publiques. La fin des vacances de décembre coïncide avec l’épilogue du bras de fer opposant les enseignants au gouvernement, enclenché avec l’adoption, en septembre dernier, du statut unifié des fonctionnaires de l’Éducation nationale. «Le chef du gouvernement avait donné ses instructions pour trouver un accord avant la fin de cette période de vacances scolaires. Ce qui a été réalisé in extremis ce dimanche», nous confie une source proche de l’Exécutif.

Depuis l’instauration par Aziz Akhannouch d’une commission chargée de reprendre les négociations, le 14 novembre dernier, le chef de l’Exécutif suit au quotidien l’évolution des discussions qu’il a d’ailleurs lui-même amorcées quelques jours plus tard. Conduite par le ministre de tutelle, Chakib Benmoussa, épaulé par ses collègues de l’Emploi et du Budget, cette commission interministérielle a enchaîné les réunions marathoniennes avec les syndicats les plus représentatifs du secteur (UMT, UGTM, CDT et FDT).

Les différents volets de ce statut unifié, gelé momentanément, ont été minutieusement étudiés en commençant par celui des salaires des enseignants. L’approche adoptée a été telle qu’aucune catégorie de ces fonctionnaires n’a été oubliée dans ces tractations. Hors échelle, enseignants du secondaire ou encore administrateurs pédagogiques ont vu leurs indemnités augmenter de 500 à 1.000 dirhams. Idem pour les indemnités de correction ou encore pour les heures supplémentaires. Mais surtout, une revalorisation généralisée des salaires de 1.500 dirhams a été actée et servie en deux tranches, dont la première est effective dès janvier prochain.

«Grâce à cet accord, nous avons pu résoudre des problèmes restés en suspens depuis plus de dix ans», souligne Abdessadek Rghioui, SG du syndicat national de l’enseignement affilié à la FDT, qui, comme tous les leaders syndicaux, appelle les enseignants à rejoindre leurs salles de cours. «La dernière augmentation générale des fonctionnaires de l’Éducation remonte à l’ère du gouvernement Abbas El Fassi, rappelle de son côté un ancien ministre. Elle n’avait pas dépassé les 600 dirhams».

Avec son ouverture au dialogue et son approche de concertation, le gouvernement apporte une nouvelle démonstration de sa capacité à aller de l’avant dans le train des réformes. L’accord majeur ratifié ce dimanche 10 décembre, sous la présidence d’Aziz Akhannouch, permet de rassurer financièrement ces fonctionnaires qui seront les principaux acteurs de la réforme de l’école publique. Une réforme qui passe par l’adhésion à ce statut unifié dont certains aspects sont encore en cours de négociation.