Au Royaume
Lutte contre le terrorisme : Le Maroc, un acteur incontournable
La menace terroriste pèse toujours, voire risque de s’exacerber. Et il ne suffit pas d’être «éloigné des zones embrasées» pour s’en prémunir. La multiplication des actions menées au nom de Daech en livre la démonstration.
L’intervention du dimanche 26 janvier, ayant permis le démantèlement d’une cellule terroriste affiliée à l’organisation Daech, montre une nouvelle fois que la menace est toujours là. De la même manière qu’elle donne une nouvelle démonstration du professionnalisme, de la réactivité, voire de la proactivité des services sécuritaires marocains face à la menace terroriste.
Un savoir-faire et une expertise avérés qui ont fait leurs preuves, au Maroc comme sous d’autres cieux, et que le Royaume peut mettre à la disposition de ses partenaires pour contenir cette menace qui va s’exacerbant que représente la nébuleuse daechienne.
D’ailleurs, d’ores et déjà, les services sécuritaires marocains coopèrent, de manière très étroite et dans le cadre d’accords bilatéraux, avec leurs collègues américains, espagnols et français. Une coopération fructueuse qui a permis à plusieurs reprises de mettre hors d’état de nuire des cellules terroristes alors qu’elles s’apprêtaient à passer à l’acte.
Et l’un des tout récents exemples n’est autre que le démantèlement, en novembre 2024, d’une cellule qui opérait entre le Maroc et son voisin du Nord. Une coopération qui s’étend également à la sous-région continentale. Particulièrement au niveau du Sahel.
Une région, faut-il le rappeler, où différentes «franchises» de Daech s’activent et «ne cessent de renforcer leurs capacités de nuisance», comme l’avait indiqué, en août 2024, le Secrétaire général adjoint de l’ONU, Vladimir Voronkov, chargé du Bureau de la lutte contre le terrorisme.
Le responsable onusien avait, par la même occasion, relevé que la grande «crainte» est de «voir ces groupes étendre leur influence dans les États du littoral nord, soit un vaste territoire allant du Mali au nord du Nigéria». C’est dire l’impératif d’agir encore plus, dans le cadre des efforts de la communauté internationale, pour circonscrire cette gangrène qui tend ses tentacules un peu partout sur le continent.
Renforcer encore plus la coopération
Sur cette toile de fond, le Maroc a toutes les raisons, dans le cadre d’une collaboration concertée avec les États du Sahel et autres, d’être au front pour prêter main forte contre la menace terroriste.
En fait, outre les «affidés» de Daech qui visent la stabilité du pays, il ne faut pas perdre de vue la menace qui pèse sur les camionneurs marocains qui opèrent dans la sous-région. Et dont la toute récente démonstration est la disparition, en janvier, de quatre camionneurs qui «circulaient» entre Dori, au nord-est du Burkina Faso, et Téra, à l’ouest du Niger.
Un fait qui n’est pas isolé et qui menace non seulement les camionneurs, mais pèse aussi sur les échanges économiques dans la sous-région. Or, sur ce front, le Maroc, qui co-préside avec les États-Unis, l’Italie et l’Arabie saoudite, la Coalition mondiale contre Daech en Afrique, dispose d’instruments qu’il a savamment mis en place, durant des années, pour intervenir. Mais bien entendu dans le cadre d’une action commune.
Une action où le Maroc, qui ne cesse d’attirer l’attention de la communauté internationale sur le lien étroit entre le terrorisme et le séparatisme, est engagé et qui s’est traduite, entre autres, par l’installation du Bureau Programme de l’ONUCT, en 2021, dans le Royaume.
Un bureau, pour rappel, qui sert de «centre de formation dédié à la lutte contre le terrorisme pour les forces de l’ordre et agents de sécurité des frontières en Afrique». Un volet d’autant plus important que «le renforcement de la sécurité aux frontières», conjugué aux «échanges d’informations», se révèle comme un levier «essentiel» pour «lutter efficacement contre le terrorisme».
Maintenant, et dans la perspective de la nécessaire sécurisation du corridor économique entre les pays du Sahel et le Royaume, notamment dans le cadre de l’Initiative atlantique, il s’avère que la situation implique, de facto, un effort commun à consolider.
Et au centre duquel le Maroc pourrait se trouver en vue d’assainir toute la région. La communauté internationale, comme les pays concernés, en est consciente. Toujours est-il que cette prise de conscience renforcée devrait se traduire en actions.
Un modèle reconnu et salué
L’efficience et l’efficacité des services sécuritaires marocains sont connues et reconnues de par le monde. Et ce, que ce soit dans le cadre de leurs actions menées dans le Royaume ou encore en ce qui concerne la collaboration avec leurs homologues à l’étranger, notamment en matière d’échange de renseignements.
Le Maroc, membre du Forum mondial contre le terrorisme, est cité en modèle et «comme une pièce maitresse» dans cette lutte planétaire.
Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que, dans son rapport de 2023 sur le terrorisme, le département d’État US avait mis en exergue «la stratégie globale» du Royaume en la matière.
De même qu’il avait salué son attachement «à la coopération sur le plan régional et international pour endiguer ce fléau et ses idéologies funestes».

