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Investissement, social, numérique : Le Souss-Massa déploie ses priorités

Le Conseil régional du Souss-Massa a approuvé 24 points lors de sa session de juillet. Les décisions couvrent l’investissement, le social, le numérique, la culture et l’environnement. La région cherche à accélérer ses projets tout en renforçant l’équilibre territorial.

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La session ordinaire de juillet du Conseil de la région Souss-Massa, tenue ce lundi à Chtouka Aït Baha, a donné une image assez claire de la feuille de route régionale : accélérer simultanément sur l’investissement, les infrastructures, le social, le numérique, la culture et l’environnement. Avec 24 points approuvés, cette session n’a pas seulement validé une série de conventions. Elle a surtout mis en lumière une méthode de développement fondée sur la multiplication de chantiers sectoriels, avec l’ambition de renforcer la cohérence territoriale à l’échelle de toute la région.

Sur le plan économique, les décisions adoptées traduisent une volonté de consolider les leviers productifs du territoire. La réhabilitation du port d’Agadir, l’appui à l’investissement et à l’emploi au profit de l’entreprise GDIRAGRI ou encore la création d’une zone d’activités artisanales à Azrou Aït Melloul s’inscrivent dans une même logique : soutenir l’attractivité de la région et accompagner la création de valeur au plus près des bassins économiques.

Le numérique figure lui aussi parmi les marqueurs de cette session. En validant une convention-cadre avec l’Agence de développement du digital ainsi qu’un partenariat autour du programme « Data Tika » avec la CNDP, la région entend renforcer sa trajectoire de digitalisation. Au-delà de l’effet d’annonce, c’est l’idée d’une administration régionale plus outillée et d’un territoire mieux préparé aux usages numériques qui se dessine.

Mais c’est peut-être sur le terrain social que la portée de cette session apparaît le plus nettement. Le Conseil a donné son feu vert à plusieurs projets structurants : équipements universitaires avec l’Université Ibn Zohr, extension du Centre Mohammed VI des handicapés à Agadir, unités médicales mobiles, ou encore avancée du complexe régional destiné à l’accueil et à la réhabilitation des personnes sans abri, des malades mentaux et des enfants en situation difficile. À cela s’ajoutent un centre de stérilisation et de vaccination des chiens et chats errants dans le Grand Agadir ainsi que la réhabilitation du siège provincial de la Protection civile à Tata. L’ensemble confirme une approche où le développement territorial ne se limite pas à la seule infrastructure économique.

L’aménagement du territoire occupe également une place centrale. Belfaa, Aït Ouafqa, Aït Baha, Taliouine ou encore Ourir figurent parmi les centres concernés par de nouveaux programmes de réhabilitation et de développement intégré. En parallèle, les projets liés à l’eau potable et à l’assainissement rappellent que l’équilibre territorial se joue aussi dans l’accès aux services essentiels, notamment dans les espaces ruraux et intermédiaires.

Le registre culturel n’a pas été absent de cette session. Le partenariat avec l’Unesco autour du patrimoine culturel immatériel, le soutien aux manifestations organisées par l’université Ibn Zohr, la participation au Salon du cheval d’El Jadida ou encore l’appui au Festival international du cinéma et migrations traduisent une volonté de mieux valoriser les ressources symboliques de la région et d’élargir les leviers de son rayonnement.

Enfin, l’environnement s’impose comme un axe de plus en plus structurant. Assainissement liquide, protection contre les inondations dans plusieurs communes et mobilisation du Fonds de lutte contre les effets des catastrophes naturelles montrent que la région cherche aussi à mieux intégrer les impératifs de résilience dans sa politique d’équipement.

Cette session de juillet confirme ainsi l’engagement de la région dans une logique d’action large, où les projets s’additionnent sans perdre de vue un objectif central : faire du Souss-Massa un territoire plus équilibré, mieux connecté et plus résilient. Reste désormais à transformer ce volume de conventions en réalisations visibles, condition essentielle pour que cette dynamique prenne pleinement corps sur le terrain.