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Evénement

Économie sociale et solidaire : Le gouvernement met le turbo

Les 5es Assises de l’économie sociale et solidaire devront constituer un tournant majeur dans un écosystème créateur d’emplois et pourvoyeur de richesses. Au-delà des constats, cette grand-messe a notamment été marquée par la signature de plusieurs conventions qui dessinent un avenir en construction.

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Mardi 17 juin, le gouvernement était au campus de l’Université Mohammed VI polytechnique (UM6P) de Benguerir. Et ce, à l’occasion de la tenue de la 5e édition des Assises nationales de l’économie sociale et solidaire. La présence du Chef de l’Exécutif, Aziz Akhannouch, qui était à la tête de la délégation gouvernementale, n’était pas anodine.

C’était, en fait, l’expression de l’intérêt particulier que l’Exécutif accorde à un secteur qui représente une importance bien particulière. À la fois d’un point de vue économique ou encore sa dimension sociale. Les chiffres sont on ne peut plus éloquents.

En effet, l’économie sociale et solidaire représente 2,5% du PIB, le Royaume compte aujourd’hui plus de 7.874 coopératives féminines regroupant pratiquement 73.000 adhérentes. Mais, vu d’en haut, c’est encore beaucoup plus important quand on parle de plus de 61.000 structures, dont le nombre de bénéficiaires frôle les 800.000.

Ces chiffres, à eux seuls, démontent qu’on est bien en présence d’un secteur qui joue un rôle fondamental dans le raffermissement de l’inclusion socioéconomique, de la même manière qu’il participe à la réduction des disparités territoriales, comme le rappelle, à juste titre, le secrétaire d’État chargé de l’Artisanat et de l’économie sociale et solidaire, Lahcen Essaadi.

Des enjeux et des perspectives prometteuses
Par ailleurs, à voir l’assistance présente les 17 et 18 juin, on comprend les enjeux inhérents, les observateurs auraient très vite compris que cela ne relevait pas de l’apparat.

Certes, le bain de foule réservé au chef de file de la majorité en dit long sur l’adhésion des acteurs du secteur de l’économie sociale et solidaire, avec plus d’une centaine d’associations et autres coopératives qui ont répondu présent au niveau national et d’autres représentants venus de plus d’une vingtaine de pays, particulièrement en provenance de l’Afrique subsaharienne.

Mieux encore, ces Assises n’avaient rien d’une démonstration pour faire dans les constats. Au-delà, il s’agissait surtout de lancer une nouvelle dynamique devant constituer une inflexion pour aller encore de l’avant, comme le soulignera le Chef du gouvernement dans son allocution lors de l’ouverture de cet événement qui a connu la participation de plus d’un millier de personnes venues de toutes les régions du Royaume et d’ailleurs.

Aziz Akhannouch se fera fort de souligner la détermination de l’Exécutif de soutenir ce secteur et d’assurer le meilleur accompagnement de celles et ceux qui évoluent dans son écosystème. Histoire d’appuyer encore plus les dispositifs de soutien lancés par le département de Lahcen Essaadi au profit, notamment, des coopératives et des entreprises sociales.

On parle, à titre illustratif, du programme «Moazara» qui consiste à contribuer au financement des projets portés par des associations, des réseaux d’associations et des coopératives. D’ores et déjà, on retiendra que pas moins de 577 projets ont été retenus, dont pratiquement la moitié concerne le milieu rural, avec une prépondérance de femmes à hauteur de 58%.

Outre ce programme, le secrétariat d’État a également lancé le programme «Tahfiz-Niswa» foncièrement tourné autour de l’autonomisation des femmes, qui consiste à les accompagner via l’entrepreneuriat en économie sociale et solidaire.
C’est dire, en définitive, que la dynamique lancée ne pourra être que consolidée à la faveur de ces 5e Assises. Tout le monde y croit et l’Exécutif agit pour aller plus vite et plus loin.


Passer à l’action
La détermination à donner une forte impulsion au secteur de l’économie sociale et solidaire se transforme en action immédiate. En effet, lors des Assises de Benguerir, pas moins d’une quinzaine de conventions ont été signées au premier jour de cette grand-messe. Des conventions qui couvrent tous les pans concernés par cet écosystème.

Notamment entre le secrétariat d’État et les différents départements ministériels, mais aussi avec d’autres institutionnels, dont le groupe OCP, ainsi qu’avec l’UM6P. C’est dire qu’on est pleinement dans une transformation qui est en train d’être actée.

Et c’est d’autant important qu’on prend en ligne de compte que la promotion de ce levier de développement s’inscrit parfaitement dans le cadre de l’approche gouvernementale dans le sens de la consolidation des fondements de l’État social.

Le plus, comme on le relèvera dans des déclarations de plusieurs acteurs associatifs, participants et exposants, est qu’on sent leur «totale adhésion» à cette nouvelle dynamique en marche. Ce qui participera à coup sûr au succès d’un secteur fort par son impact et son potentiel.