Au Royaume
Cybersécurité : Le ministère de l’Économie et des finances engage l’audit technique de ses SI
L’objectif est d’identifier les vulnérabilités techniques et fonctionnelles des systèmes d’information, d’en analyser le niveau de criticité et de déterminer les risques au regard des enjeux métiers. Les détails.
Le ministère de l’Économie et des finances poursuit le renforcement de sa défense numérique face à la montée en puissance des cyberattaques.
Après avoir confié, à la mi-février, à l’entreprise Dataprotect l’infogérance des services de surveillance, de détection et de réponse aux incidents de sécurité de son centre d’opérations de sécurité (SOC), le département dirigé par Nadia Fettah engage un nouveau chantier tout aussi stratégique : l’audit technique de la sécurité de ses systèmes d’information (SI).
Doté d’un budget prévisionnel global de 3,4 millions de dirhams (MDH), ce marché, scindé en trois lots, vise à évaluer la sécurité globale des systèmes d’information du ministère. L’objectif est d’identifier les vulnérabilités techniques et fonctionnelles, d’en analyser le niveau de criticité et de déterminer les risques au regard des enjeux métiers.
Les prestations, qui s’étaleront sur une période d’un an renouvelable par tacite reconduction sans dépasser trois ans, couvriront les systèmes d’information des douze directions du ministère. Elles porteront sur des tests d’intrusion applicatifs et réseaux, des audits d’architecture et de configuration, ainsi que des audits environnementaux et physiques, sans oublier l’examen du code source.
Identifier les vulnérabilités des SI
Dans le détail, le prestataire sera chargé d’évaluer la conformité des systèmes aux standards et aux bonnes pratiques en matière de sécurité, mais aussi d’analyser la robustesse des dispositifs de protection existants. Il devra également identifier les failles susceptibles d’être exploitées, qu’il s’agisse de tentatives de fraude, d’accès ou de manipulation illicite de données, d’interception d’informations sensibles ou encore d’attaques virales.
La mission comprendra également l’identification des vulnérabilités des systèmes et des applications, l’évaluation de leur résistance face aux différents scénarios d’attaque et la formulation de recommandations claires et opérationnelles. Le prestataire devra en outre accompagner le ministère dans le traitement des faiblesses détectées afin d’améliorer la résilience globale de ses systèmes d’information.
Outre l’élaboration de plans d’action à l’issue de chaque activité d’audit, l’entreprise retenue, dont l’identité devrait être connue le 28 avril prochain, pourra également être sollicitée pour appuyer les équipes du ministère dans la mise en œuvre effective des mesures recommandées
