Au Royaume
9 CHU, 3.000 centres de santé, 49 CHR…, les réalisations du gouvernement
Dans un format de communication nouveau, le chef du gouvernement présente, chiffres à l’appui, les résultats des chantiers structurants engagés dans le secteur de la santé.
«Le secteur de la santé a accumulé des décennies de problèmes et de dysfonctionnements qu’il était urgent de pallier», a affirmé Aziz Akhannouch.
Entre 2021 et 2026, le gouvernement s’est attelé à réhabiliter 1.400 établissements de soins de santé primaires, profitant aux habitants des zones reculées, tels qu’Anfgou, Akhfenir, Sidi Moussa et autres. Pour poursuivre ce chantier, 1.600 autres sont en cours de réhabilitation.
En 2021, le pays comptait 4 CHU, un nombre très insuffisant au regard du nombre de la population et des contraintes subies pour les besoins des malades. Pour ce faire, le gouvernement a initié un gigantesque programme, de sorte que chaque région dispose de son CHU. «Huit CHU sont ouverts, dont celui de Tanger, Agadir et Rabat. Avant la fin de l’année, les CHU de Laâyoune et Dakhla verront le jour». Les travaux de l’hôpital Ibn Sina se poursuivent à un rythme satisfaisant.
Dès 2027, d’autres villes connaitront l’ouverture de CHU, comme Guelmim, Errachidia et Béni-Mellal, en plus d’autres hôpitaux régionaux et provinciaux. C’est ainsi que la capacité d’accueil dépasse 8.000 lits.
Cependant, le défi principal auquel était confronté le secteur est le manque de ressources humaines dans le domaine médical. En 2021, il y avait environ 17,4 professionnels de santé pour 10.000 habitants, alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un minimum de 23 professionnels pour cette même population. Pour y remédier, le gouvernement a réformé la formation des médecins, réduisant la durée des études de sept à six ans, et a multiplié (x 2,3) les capacités d’accueil des facultés de médecine et autres instituts de formation. En effet, quatre facultés de médecine et de pharmacie ont été ouvertes, notamment à Béni Mellal, Guelmim, Laâyoune et Errachidia.
Cette stratégie devrait permettre de porter le nombre de professionnels de santé à 30 pour 10.000 habitants, dépassant ainsi les standards de l’OMS.
Par ailleurs, des mesures ont été prises pour améliorer les conditions de travail. Ainsi, les salaires des médecins ont été augmentés entre 3.600 et 3.900 dirhams par mois, tandis que ceux des infirmiers et techniciens ont été relevés de 500 dirhams.
Ces avancées n’auraient pas été possibles sans un relèvement du budget du secteur. Il a ainsi été doublé pour soutenir ces initiatives, accompagnées d’une meilleure gouvernance via des groupes de santé territoriaux. Ces actions visent à garantir un accès plus facile aux soins pour tous les citoyens et à valoriser le personnel médical, marquant ainsi une avancée significative dans la politique sanitaire du pays.