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Au Royaume

50 Projets qui ont changé le Sahara (1/5)

Depuis un demi-siècle, le Royaume investit massivement dans ses provinces du Sud pour les équiper d’infrastructures de tout genre à même d’assurer à la population les conditions d’une vie digne. Industrie, culture, agriculture, transport, pêche, sport… des projets à foison ont transformé le mirage du développement en réalité. Florilège.

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1- Voie express pour améliorer la mobilité

C’est l’un des plus grands projets structurants réalisés ces dernières années dans le Royaume, tant par l’ampleur du défi technique que par sa portée stratégique. Quasiment achevé après plusieurs années de travaux, ce projet titanesque est de nature à stimuler le développement économique et social des provinces du sud pour les décennies à venir, tout en ancrant le Maroc dans sa profondeur africaine. Pièce maîtresse du Nouveau modèle de développement des provinces du Sud, lancé en 2015 par SM le Roi, cette voie express est considérée comme la colonne vertébrale du développement du Sahara marocain. S’étendant sur 1.050 kilomètres et jalonné d’une quinzaine d’ouvrages d’art, le projet comprend la construction d’une autoroute entre Tiznit et Laâyoune, sur une longueur de 550 kilomètres, ainsi que l’élargissement de la route nationale n°1 entre Laâyoune et Dakhla à neuf mètres, sur 500 kilomètres. En plus de ses effets d’entraînement sur l’activité économique, la voie express améliore la mobilité entre le nord et le sud du Royaume. Par ailleurs, en réduisant la distance pour les véhicules légers, les camions et les poids lourds, elle favorise la fluidification du transport des marchandises et réduit les coûts logistiques, favorisant ainsi la position du Maroc en tant que hub logistique pour la région. Pour les provinces du Sud, il y aura bien un avant et un après voie express.

2- Des CHU pour désenclaver la santé dans le Sud

Le Centre hospitalier universitaire de Laâyoune est un projet hospitalier et universitaire stratégique pour les provinces du sud du Royaume. Initié dans le cadre du Nouveau modèle de développement, il vise à renforcer l’offre sanitaire, améliorer l’accès aux soins spécialisés et accompagner la formation médicale dans la région. S’étendant sur une superficie de 180.000 m2, dont 95.000 m² couverts, le CHU a nécessité un budget estimé à 1,2 milliard de dirhams investis pour sa construction et son équipement.
Les 500 lits dont il disposera sont répartis sur plusieurs pôles d’activité spécialisés. L’objectif est de réduire les déplacements des patients vers d’autres grandes villes pour les soins spécialisés en offrant des services médicaux adaptés à la population locale. Ce CHU devrait également servir de centre de référence régional en santé, notamment pour les régions du Sud aussi bien pour la population locale et potentiellement pour la coopération médicale Sud Sud avec d’autres pays. Par ailleurs, ce centre offrira également un cadre de formation pratique aux étudiants et aux professionnels de santé de la Faculté de médecine et de pharmacie de Laâyoune. L’inauguration de ce CHU est prévue pour la fin de l’année 2025.

3-El Guerguerat : Plus qu’un poste-frontière !

Le vent de la modernisation des infrastructures qui souffle sur les différentes régions du Royaume est bien perceptible dans la commune de Bir Gandouz, plus précisément au poste-frontière d’El Guerguerat. Lieu névralgique pour les échanges commerciaux entre l’Europe et les pays d’Afrique de l’Ouest, le poste-frontière a été, au cours des dernières années, métamorphosé grâce à une grappe de projets d’infrastructures à fort impact socioéconomique. Près de 30 MDH ont été investis dans la réalisation de la station de dessalement, dotée d’une capacité de 432 m3/jour. Cette infrastructure moderne est accompagnée par d’autres installations hydriques (forage, réservoir) pour l’optimisation de l’approvisionnement en eau des populations. La zone, appelée à s’urbaniser davantage au cours des prochaines années, abrite, entre autres, une agence bancaire (Barid Bank), une unité hôtelière et une mosquée. Côté infrastructures sportives, en février 2023, la Commission des infrastructures de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) avait lancé les travaux de la construction d’un terrain de football de compétition (en gazon synthétique, aux normes FIFA) à El Guerguerat. Il y a aussi la future zone de distribution et de logistique de 30 Ha qui participera à l’accélération du développement socioéconomique et à l’urbanisation de cette zone du Sud marocain.

4- Quand le Sud se met au sport

Du sable chaud aux pelouses synthétiques, les provinces du Sud changent de décor ! À Laâyoune, Dakhla, Smara ou même El Guerguerat, les terrains de proximité fleurissent et deviennent les nouveaux QG de la jeunesse. On parle de plus d’une centaine d’infrastructures sportives qui ont ainsi vu le jour ou ont été rénovées, pour un investissement global de 250 MDH, au bénéfice de plus de 30.000 jeunes. Ces mini-stades ultra-fonctionnels, portés par l’INDH et les collectivités locales, redonnent vie aux quartiers et créent un vrai souffle communautaire. Le sport devient un prétexte pour tisser des liens, renforcer la cohésion et pourquoi pas repérer les futurs champions.
À Laâyoune, plusieurs complexes sportifs ont poussé comme des champignons, offrant aux jeunes un cadre digne des grandes équipes. Dakhla, elle, mise sur le duo gagnant sport & tourisme, attirant aussi bien les amateurs du ballon rond que les fans de kitesurf et de glisse.
Plus au sud, à El Guerguerat et à Bir Gandouz, deux grands terrains de football en gazon synthétique, conformes aux normes FIFA, sont en construction. Une première pour ces zones en plein essor. Les associations locales, très mobilisées, multiplient tournois, stages et activités pour encadrer la jeunesse et canaliser son énergie positive. Une dynamique sportive et sociale qui transforme, petit à petit, les provinces du Sud en véritables terres de jeu et de convivialité.

5- Raccordement au réseau électrique national

Depuis février 2021, la ville de Dakhla est raccordée au réseau électrique national, contribuant à valoriser et renforcer les potentialités économiques de la région. Axe majeur du modèle de développement des provinces du Sud, ce projet d’envergure permet en effet de renforcer la sécurité énergétique des régions sahariennes, notamment Laâyoune, Boujdour, Smara et Dakhla, tout en favorisant l’intégration dans le réseau national des énergies renouvelables qui y sont produites en grande quantité. Il permet aussi d’accompagner l’essor socioéconomique de ces provinces ainsi que les grands projets qu’y sont développés, tels que le port Dakhla Atlantique, les zones industrielles, ou encore les stations de dessalement. Piloté par l’ONEE, ce chantier titanesque compte 1.000 km de lignes électriques à haute tension (225 kV et 400 kV), pour un investissement global estimé à 2,5 MMDH. Il a nécessité également la construction de plusieurs postes électriques neufs ainsi que la pose de lignes à très haute tension (THT) traversant des zones désertiques difficiles. À terme, le projet facilitera la réalisation de nouvelles interconnexions avec les pays voisins, notamment la Mauritanie, contribuant ainsi au renforcement de l’intégration régionale.

 6- Des Cités des métiers et des compétences pour les talents du futur

Imaginée dans la grande refonte de la formation professionnelle, lancée en 2019, la stratégie nationale des Cités des métiers et des compétences (CMC) mise sur une idée simple, mais ambitieuse : donner à chaque région du Maroc son propre hub de talents. Dans les provinces du Sud, le projet prend une tournure stratégique. À Laâyoune-Sakia El Hamra, la CMC bat déjà son plein depuis la rentrée 2021-2022. Entre les plateaux techniques dernier cri, les labs d’innovation et les espaces de coworking, tout est pensé pour former les pros de demain dans les secteurs qui font vivre la région : pêche maritime, énergies renouvelables, logistique, agriculture, BTP, tourisme et services. Avec une capacité d’accueil de plus de 2.000 stagiaires, le lieu respire l’avenir. Et ce n’est pas fini : la CMC de Dakhla-Oued Eddahab pointe déjà à l’horizon, prête à ouvrir ses portes dans les prochains mois selon le calendrier de l’OFPPT. Ensemble, ces CMC viennent muscler un écosystème de formation professionnelle déjà solide dans le Sud, qui compte 16 établissements, 16 filières et plus de 20.600 places pédagogiques. Une vraie montée en puissance pour préparer les compétences qui bâtiront le futur du Sahara marocain.

7- Centre névralgique de l’industrie des conserves de poissons

Dakhla s’impose aujourd’hui comme un centre névralgique de l’industrie halieutique nationale, notamment dans le secteur des conserveries de poissons. La ville compte pas moins de six unités de conserves de poissons pleinement opérationnelles, dont Unimer Dakhla, Rio de Oro, Damsa et Scandimar La plus récente implantation a nécessité un investissement de 120 millions de dirhams et permettra la création, à terme, de 950 emplois directs. En tout, le secteur a mobilisé une enveloppe budgétaire dépassant un milliard de dirhams et emploie quelque 2.500 personnes. Deux autres seraient en cours d’implantation et permettraient de renforcer le tissu industriel. La production annuelle de l’ensemble de ces unités de valorisation se situe autour de 400 millions de boîtes, chiffre amené à augmenter avec les projets d’extension de certaines de ces usines. En tout cas, les produits issus de ces conserveries sont destinés à la fois au marché national et à l’exportation, notamment vers l’Europe, l’Afrique de l’Ouest et l’Asie.

 

8- Dakhla : Une station de dessalement hors norme

25.000 emplois permanents, 37 millions de m3 d’eau par an et création d’un nouveau périmètre irrigué de 5.200 hectares. Tels sont les bénéfices attendus de la station de dessalement de Dakhla, située à 130 km au nord de la ville. Lancés en décembre 2022, les travaux ont atteint un taux de réalisation de plus de 60%. Ce projet est le premier du genre à être alimenté à 100% par l’énergie éolienne, puisqu’il repose sur un parc éolien de 60 MW en vue de garantir un approvisionnement énergétique durable, et permettra alors de préserver la nappe phréatique. Il est réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé et mobilise un investissement de 2,6 milliards de dirhams. La production annuelle sera répartie de façon stratégique : 30 millions de m3 d’eau serviront à l’irrigation, tandis que les 7 millions de m3 restants seront dédiés à l’approvisionnement en eau potable de la ville et du futur Port Atlantique. Autre atout de ce projet d’envergure : il permettra l’équipement de 219 exploitations agricoles, dont 100 sont attribuées à de jeunes agriculteurs.

9- Deux zones logistiques pour transformer Oued Eddahab
Parmi les projets structurants à fort impact socioéconomique au niveau de la région Dakhla-Oued Eddahab figurent les futures zones de distribution et du commerce au niveau du poste-frontière El Guerguerat et à Bir Gandouz. Ces deux projets dans lesquels plusieurs acteurs de premier de plan sont impliqués (Conseil régional, Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc, État…) sont censés conforter davantage la stature de cette région en tant que hub stratégique des relations commerciales entre le Maroc et l’Afrique.
Construits chacun sur une superficie de 30 ha, les deux projets complémentaires devraient mobiliser près de 160 MDH, avec l’avantage de renforcer le tissu des infrastructures ainsi que l’attractivité régionale des investisseurs nationaux et internationaux et des entreprises évoluant, entre autres, dans la chaîne de valeur du transport et de la logistique. Les deux zones conçues pour accueillir plus de 70 projets d’investissement (avec des lots de terrains allant de 1.000 m2 à 10.000 m2) suscitent d’ores et déjà l’intérêt de plusieurs entreprises. La commercialisation et la gestion des deux parcs logistiques ont été confiées à la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc, réputée pour son expertise en la matière.

10- La santé investie par le secteur privé

Inaugurée le 6 novembre 2024 par le groupe Akdital, la Clinique internationale de Dakhla marque une avancée majeure dans l’offre de santé pour la région de Dakhla Oued Eddahab. Fruit d’un investissement de 269 millions de dirhams, cette structure moderne offre une prise en charge complète et multidisciplinaire. D’une capacité de 113 lits d’hospitalisation, elle intègre des équipements de pointe dans divers domaines médicaux et chirurgicaux.
La clinique dispose, entre autres, d’un pôle de réanimation, d’un hôpital de jour pour chimiothérapie, d’une unité de radiothérapie, d’une unité d’accouchement, mais aussi de huit blocs opératoires conçus selon les normes internationales. La Clinique internationale de Dakhla a eu un impact social certain au niveau de la région puisqu’elle a créé plus de 150 emplois directs et a renforcé l’infrastructure hospitalière locale en vue de déconcentrer les soins et réduire les inégalités régionales en matière de la santé.