Argent
Finances publiques : La compensation atténue la pression sur les dépenses
Face à une augmentation des dépenses ordinaires de 4,6 % à 106,4 MMDH et des recettes ordinaires de 8,2% à 104,6 MMDH, le déficit budgétaire s’est légèrement dégradé.
La situation des finances publiques est plutôt stable à fin avril. Selon le bulletin mensuel de la Trésorerie générale du Royaume, le déficit budgétaire a atteint 10,5 MMDH, alors qu’il était à la même période, une année auparavant, à 10,2MMDH. Ce qui correspond à une légère dégradation de 3%.
Ce solde budgétaire résulte de la hausse des dépenses ordinaires de 4,6% totalisant 106,4 MMDH. Cette progression émane de l’augmentation de 3,9% des dépenses de fonctionnement à 95 milliards, dont les charges du personnel, qui accaparent plus de la moitié, se sont accrues de 1,3% à 50,8 milliards. Idem pour les dépenses liées au matériel qui se sont aggravées de 1% à 23,8 milliards.
L’alourdissement des charges de fonctionnement aurait pu être plus conséquent si les dépenses relatives à la compensation n’avaient pas reculé de 11,3% pour atteindre moins de 9 MMDH. De leur côté, les dépenses d’investissement ont connu une croissance de près de 11% à 29,6 MMDH, suite à la hausse des charges des ministères de 13,4% et de celles des charges communes de 8,8%, pour atteindre 12,3 et 14,3 milliards respectivement.
Néanmoins, les recettes ordinaires ont affiché une progression plus rapide que celles des dépenses.
Elles ont en effet augmenté de 8,2% à 104,6MMDH. Elles sont le fait d’une hausse des recettes fiscales de 3,7% à 95,3 milliards et des recettes non fiscales de 92,4% à 9,3 milliards.
35% des objectifs de la Loi de finances réalisés
En tout cas, par rapport aux prévisions de la Loi de finances de cette année, les recettes ordinaires ont été réalisées à hauteur de 35,7%, les dépenses ordinaires ont été exécutées pour 35,2% et les dépenses d’investissement ont été émises pour 27,9%.
Par ailleurs, le taux de couverture des dépenses ordinaires par les recettes ordinaires est ressorti à 98,3% contre 95,1% un an auparavant. Ainsi, 48,5% de ces recettes ont été consacrées aux dépenses de personnel, 30,1% aux dépenses de matériel, 10,8% aux charges en intérêts de la dette et 8,5% aux émissions de la compensation.
Compte tenu d’un besoin de financement de 22,2 MMDH et d’un flux net positif de 27,8 MMDH du financement extérieur, le Trésor a pu se désengager du marché intérieur de financement pour un montant de 5,6 MMDH.
À la même période de 2022, l’argentier de l’État y a eu recours pour un montant de 19,5 MMDH.