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Affaires

Un record de près de 12 milliards de DH d’investissements privés approuvés

La Commission nationale des investissements, tenue le 24 mai à Rabat, sous la présidence du Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a retenu, entre autres, six projets à caractère stratégique.

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Les dispositions incluses dans la nouvelle Charte de l’investissement ont séduit nombre d’investisseurs marocains et étrangers. Ce sont ainsi 18 projets d’investissements privés qui ont été retenus lors de la tenue de la première Commission nationale des investissements, pour un montant de 11,9 milliards de DH, une enveloppe record qui n’a jamais été validée auparavant.

Ces projets ont pour vocation de créer 17.000 emplois directs et indirects. Ils ont bénéficié, naturellement, des avantages accordés dans la nouvelle Charte de l’investissement, tant en termes de primes sectorielles (pour 10 projets), qu’en termes de primes territoriales (pour les huit restants).

De plus, 80% des primes sont attribuées en dehors de l’axe Tanger-El Jadida. Plus en détails, huit régions sont représentées par ces projets pour 10 secteurs d’activité différentes, à savoir le textile, l’agroalimentaire, l’industrie, les énergies renouvelables, l’aquaculture, le packaging…

C’est dire que les axes retenus dans la Charte visant à promouvoir tant l’emploi, que l’équité genre ou encore l’équité territoriale ont largement été respectés. Ainsi, toutes primes confondues, le montant global s’est établi à 642 millions de DH, soit 5,3% du coût des projets arrêtés. Ces projets sont portés dans une majeure partie par des Marocains. Une part de 70% des projets est marocaine ; le reste concerne le Moyen Orient, l’Europe, l’Asie.

Ajouté à cela, la Commission a retenu six projets supplémentaires à «caractère stratégique». La nature stratégique n’est pas encore totalement accordée puisque d’autres comités doivent intervenir pour délivrer et valider la vocation stratégique de ces projets. L’on sait aussi qu’ils touchent aux secteurs du tourisme, des mines, de la mobilité électrique et de l’énergie.

De plus, trois d’entre eux sont portés par des étrangers, un par un investisseur marocain et deux autres de nationalité mixte. En tout cas, ils correspondent à un investissement de 54,8 milliards de DH et devraient créer 13.620 emplois directs et 33.150 autres indirects. Ces projets seront examinés par le Comité technique des projets d’investissements stratégiques (CTPIS) avant leur approbation finale par la Commission nationale des investissements.

Pour rappel, la vocation stratégique d’un projet est livrée lorsque ce dernier porte sur un montant supérieur à 2 milliards de DH, qu’il crée un écosystème autour de lui et qu’il correspond également aux ambitions du Maroc d’assurer sa souveraineté alimentaire, industrielle, sanitaire ou autres.

Ils sont stratégiques également de par les besoins en ressources en eau et en énergie, le foncier dont ils ont besoin, la formation qu’ils envisagent de dispenser, les emplois à créer…

A côté de tout cela, l’OCP compte mobiliser un investissement de 65 milliards de DH pour des projets structurants, concernant entre autres, le dessalement d’eau de mer à Safi et qui desservira aussi bien les citoyens de la ville que de ceux de Marrakech, le développement de l’énergie verte, des infrastructures…

Il s’agit d’une partie du programme d’investissement de l’OCP qui a été présenté devant le Roi Mohammed VI et qui vise à atteindre 130 milliards de DH à horizon 2027.

Le pays est en perpétuel concurrence avec des pays, à économie comparable, en matière d’attrait d’investisseurs. Tous offrent des avantages plus intéressants les uns que les autres. Mais, si les étrangers optent pour le Maroc, c’est grâce essentiellement à la stabilité politique et économique dont dispose le pays et la force de travail jeune et sérieuse qu’il propose.

Pour illustrer, l’âge médian au Maroc est de 29 ans contre 43 en France. Il ne faut pas oublier que les énergies renouvelables dans le pays sont proposées à un coût bas, de 6 à 10 fois leur niveau en Europe. Enfin, avec ses 50 accords de libre-échange conclus avec plusieurs pays, le pays dispose d’une manne de 2,3 milliards de consommateurs potentiels, dont devraient profiter ces investisseurs.

Com’ese

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