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Touche-à-tout, je me lasse très vite
Dernièrement, un collègue m’a dit que si je n’avançais pas dans ma carrière, c’est que je me passionne très vite pour une chose pour l’abandonner ensuite – trop vite – pour une autre. Et c’est vrai que je me lasse très vite.
D’abord, vous êtes chanceux d’avoir un ami qui a eu l’honnêteté (et le courage) de vous dire ces choses-là, car d’aucuns se seraient contentés de vous donner une réponse «diplomate» qui ne vous aurait pas permis d’avoir cette prise de conscience.
Si vous vous lassez très vite, c’est que le «nouveau» a plus d’intérêt pour vous que «l’ancien». Et pour expliquer cela, nous allons une nouvelle fois revenir à notre cerveau qui nous joue des tours pour reprendre le titre du livre du professeur Albert Moukheiber.
La nouveauté génère de la dopamine, cette hormone du «bonheur» qui nous apporte tant de «good vibes», mais qui, à force d’être sollicitée, crée une dépendance nous «forçant» à reproduire la même situation à l’origine.
Donc, vous (et surtout votre cerveau) multipliez les situations qui vous permettront d’avoir votre dose de dopamine «facilement», car votre cerveau est paresseux et recherche toujours la solution la plus FACILE.
Contrer son cerveau…
Contrer son cerveau peut s’avérer assez complexe. Aussi, vous devrez faire preuve de discipline en appliquant par exemple ces trois astuces :
– Lorsque vous serez tenté d’entamer un nouveau projet (en abandonnant un autre), donnez-vous une semaine avant de le faire, et chaque jour, écrivez une raison pour laquelle vous devez vous lancer pour celui-ci, mais aussi pour le projet que vous voulez abandonner. Au bout d’une semaine, prenez votre décision.
– Parler de votre projet à des personnes qui comptent pour vous : le fait de rendre «public» votre projet vous obligera à ne pas l’abandonner, surtout si vous informez régulièrement ces personnes de l’état d’avancement.
– Cherchez d’autres sources de dopamines décorrélées de votre travail comme le sport qui est l’un des fournisseurs idéaux en la matière.
Sachez que c’est précisément lorsque vous serez dans «le dur» que les choses deviendront difficiles et que vous avancerez vraiment. Alors, tenez bon et accordez-vous le bonheur de la dopamine générée par l’atteinte d’un résultat qui en «bonus» boostera votre estime de vous. À vous de jouer !