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Gaming : Un Maroc en level up !
Le Royaume passe en mode turbo et vise le high score. Avec la Morocco Gaming Industry, il mise sur une stratégie axée sur la formation, l’incubation et des investissements massifs. L’ambition est de faire de Rabat la Mecque du jeu vidéo, avec une Gaming City prête à recevoir les meilleurs calibres. Tout ce qu’il faut savoir sur ce plan de jeu solide.
Le Maroc dégaine son joystick et rêve de scorer dans l’arène du jeu vidéo. Avec sa Morocco Gaming Industry (moroccogamingindustry.ma), le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication joue gros : formations tous niveaux, incubateurs pour start-up, tapis rouge fiscal et une Rabat Gaming City, censée faire de Rabat la Mecque du pixel d’ici 2026.
Derrière les promesses en 4K, des chiffres béton et des partenariats qui claquent. Plongée dans ce game plan ambitieux. Ça sent la victoire.
Aux manettes !
L’avenir se joue avec sérieux. «Le premier axe, c’est la formation», martèle Ali Rguigue, vice-président en charge de la filiale gaming et animation à la Fédération des industries culturelles et créatives (FICC), et l’une des chevilles ouvrières du Morocco Gaming Expo (MGE), dans un élan qui sent la passion.
Et ça bouge vite : un deal avec ISART Digital (implantée à Paris, à Montréal et avec un partenariat à Tokyo, cette école internationale se spécialise dans le jeu vidéo et l’animation 3D-FX), scellé lors de la visite d’Emmanuel Macron et de Rachida Dati, a déjà mis une première fournée d’étudiants sur orbite depuis janvier.
La ministre française de la Culture, en balade à Salé le 18 février, n’a pas caché son kif : «Le Maroc avance à grands pas dans le gaming», a-t-elle lâché, bluffée par la cadence. Dès septembre, Mehdi Bensaïd, ministre de tutelle, dégaine des cursus universitaires en game art et développement – du Bac+2 au Bac+5, rien que ça.
Mais le vrai coup de génie, c’est pour les gamins : Unity pour les 12-16 ans, Jobintech pour former des opérateurs en un clin d’œil. «Structurer l’industrie par les talents, c’est la clé», insiste Rguigue. Dans un pays où le numérique était encore un mirage pour beaucoup, c’est un bond de géant. Les mômes marocains ne jouent plus seulement à FIFA : ils codent le prochain hit.
Le neuv’art du jeu
Deuxième manche, l’incubation. «Neuf start-up déjà dans le game», annonce Rguigue, fier comme un daron. Le 10 mars, Rabat a lancé son «Video Game Incubator» avec l’ambassade de France : sept mois de coaching, de réseautage et de portes ouvertes sur le marché mondial.
Encadrées par des cadors marocains – directeurs de studios, concept artists – et bientôt par des cracks coréens, ces pépites bossent leurs jeux et leur pitch. G. Round teste leurs bébés, Huawei prête son cloud gratos et les subventions devraient bientôt pleuvoir.
«On mise sur la prod’ et la com’», ajoute Rguigue.
Une carte maîtresse : dans un écosystème encore jeune, ce boost peut changer la donne. Aujourd’hui, le Maroc parle d’un «tremplin» pour les nouvelles technos. Le désert créatif ? C’est fini, le Maroc plante ses oasis.
JACKPOT
Troisième round, les billets. «Les start-up prêtes attireront les gros poissons», promet Rguigue. Et le Maroc sort l’artillerie lourde : 360 millions de dirhams pour Rabat Gaming City, exonérations fiscales pendant 36 mois, subventions à 30%, primes à l’emploi (17%) et à la formation (3,5%).
TA Publishing, boîte franco-marocaine, a déjà signé pour un studio AAA dans la future Gaming City. Les grands éditeurs lorgnent et on les comprend : c’est un eldorado fiscal avec vue sur l’avenir.
Le Royaume mise sur une «zone dédiée au gaming» pour faire saliver les investisseurs. Le message est clair : venez poser vos valises, on a les talents et les ristournes.
La vitrine rabat gaming city
Le clou du spectacle, c’est Rabat Gaming City. «Le cœur névralgique du gaming marocain», dixit Rguigue. Sur 3 hectares à Yacoub El Mansour, les travaux ont démarré le mois dernier pour un finish en 2026.
Au menu : tours smart, arène e-sport de 1.000 places, studios AAA et indés, le tout saupoudré d’éco-chic. C’est plus qu’un projet : c’est une vitrine. Recherche, création, édition, tout l’écosystème y passe. Le Maroc bâtit un rêve.
Et l’e-sport dans tout ça ? Une pépite. MGE en juillet, une arène flambant neuve, une communauté qui explose : le Maroc s’impose en boss africain d’un secteur encore vierge. Bonus ou futur jackpot ? On parie sur les deux.
Game over pour les sceptiques
«En moins d’un an, on a des résultats concrets», se vante Rguigue, et il a de quoi. Un important investissement, neuf start-up au taquet, un studio AAA en route, Rachida Dati qui kiffe : le Maroc ne blague pas. Formation, incubation, investissements, infrastructures, les quatre axes tiennent la route, et ça roule fort.
Le gaming, ce n’est pas que du loisir, c’est de la culture, du futur. Le Maroc appuie sur «Start» et défie le monde. Alors, prêts à jouer avec les Lions de l’Atlas numérique ?