Affaires
ITW AMMOR – Bonus 1 : « Garder notre clientèle et élargir notre base de visiteurs »
Pour la ministre du Tourisme, le taux de retour des touristes est un indicateur à interpréter avec prudence : il peut indiquer que l’on fonctionne essentiellement avec la même clientèle.
Aujourd’hui, le taux de retour tourne autour de 36%, alors qu’il était de 32 à 33% en 2019, précise d’emblée la ministre du tourisme. Elle considère néanmoins que c’est un chiffre à prendre avec des pincettes : « Un taux de retour trop élevé signifie certes que les visiteurs reviennent, mais cela peut aussi indiquer que l’on fonctionne essentiellement avec la même clientèle, sans réussir à en attirer de nouvelles. À l’inverse, un taux de retour faible pourrait révéler que les visiteurs ne reviennent pas », explique Fatim-Zahra Ammor.
Cependant, certaines destinations ne sont tout simplement pas conçues pour enregistrer des taux de retour élevés, estime-t-elle. Prenons l’exemple du Japon. Dans ce pays, le taux de retour reste relativement bas car les voyageurs s’y rendent souvent une fois et y reviennent dix ans plus tard. Dans notre cas, étant donné notre proximité avec l’Europe, un taux de retour de 36% est tout à fait honorable et témoigne d’une clientèle fidèle qui revient régulièrement. « Notre objectif est de garder cette clientèle mais aussi d’élargir notre base de visiteurs et en attirer de nouveaux », conclut la ministre.
