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Clubs de vacances : Diverses formules pour «sauver» les parents
À la semaine, la journée et même la demi-journée, les crèches, jardins d’enfants, écoles primaires et autres clubs concoctent des programmes d’été. Activités ludiques, culturelles et sportives sont proposées pour les enfants de 2 à 15 ans. Le coût se situe entre 1.000 et 2.500 dirhams la semaine.
Occuper les enfants avant les vacances en famille est un véritable casse-tête pour les parents. Ces derniers, dès le début de l’été, entament la recherche de formules intéressantes, des prestations de qualité mais surtout pas très coûteuses et adaptées à leurs contraintes professionnelles.
Si auparavant les écoles maternelles et autres crèches fermaient leurs portes à la fin du mois de juin, aujourd’hui elles proposent des Summer Camp pour les enfants de 2 à 15 ans. Et chaque structure essaie de coller au mieux aux attentes tant logistiques que financières des familles. Sans oublier qu’elles tiennent de plus en plus compte des souhaits des enfants qui sont devenus, dit-on dans le secteur, «exigeants et difficiles quant aux activités proposées».
La demande existe bel et bien et elle reste concentrée surtout dans les grandes villes. Et les offres ne manquent pas non plus. Pour les crèches, les écoles et autres centres de loisirs, les deux dernières années ont été difficiles en raison de la crise sanitaire et cet été la demande reprend.
Les carnets d’inscription sont quasi bookés chez un grand nombre de structures sur Casablanca et Rabat. Chacun y va de son ingéniosité pour répondre le plus aux attentes des parents mais aussi aux centres d’intérêt des enfants. Si les centres aérés et les écoles accueillent les enfants de la tranche d’âge de 5 à 14 ans, dans les crèches on s’adresse à des plus jeunes, notamment de 2 ans à 6 ans.
Les programmes d’été sont axés autour du sport et de l’initiation artistique chez la plupart des centres et écoles. C’est ce que ces structures appellent «du divertissement éducatif» via des ateliers de cuisine, de poterie, de bricolage, des jeux d’eau, de société, de potager, de théâtre et d’éveil musical. Les activités peuvent être également plus pointues. Ainsi, dans certaines fermes aux alentours de Casablanca, on cible surtout la découverte du monde agricole et des animaux. Et aussi la sensibilisation des enfants aux problèmes de l’environnement.
L’anglais et l’espagnol au menu
Par ailleurs, ces centres optent également pour des semaines thématiques autour de la mer, la montagne ou encore la découverte de pays et de cultures étrangères.
Et certains centres proposent même une initiation des petits aux langues étrangères, notamment l’anglais et l’espagnol. Une offre particulièrement destinée aux enfants qui s’inscrivent pour trois périodes de Summer Camp. Aussi, pour se démarquer de la concurrence, les crèches et jardins d’enfants prévoient des programmes de bien-être et de développement personnel à travers des ateliers de yoga, de l’art thérapie, de psychomotricité et de concentration.
Des activités qui permettent aux enfants, en particulier les plus petits d’entre eux, de s’intégrer dans le groupe, d’être autonomes et épanouis.
Si au niveau de l’offre les centres de vacances mettent les bouchées doubles pour se démarquer les uns des autres en ce qui concerne les prix, ils s’alignent sur la même fourchette. Un tour auprès des crèches et des clubs de vacances permet de constater que les tarifs se situent entre 1.000 et 2.500 DH pour une semaine en journée complète.
Pour la demi-journée, il faudra payer entre 650 et 800 DH. Si dans certaines formules les repas sont compris, dans d’autres en revanche les parents devront payer un supplément de 200 à 300 DH. Les responsables des centres soulignent que les tarifs n’ont pas été revus à la hausse et sont restés au même niveau qu’avant la crise sanitaire. Des réductions de 5 % sont même accordées en cas de fratrie.
Par ailleurs, les fermes équestres et les écoles de surf proposent des stages d’une semaine facturés à 1.500 DH. Globalement et dans un souci de sécurité et d’encadrement, les groupes de stage comptent une dizaine d’enfants. Il est à noter que pour leurs programmes d’été, les écoles, crèches et centres aérés renforcent leurs équipes via le recrutement de jeunes étudiants et des animateurs free-lance.
Quatre à cinq postes sont prévus chaque année et parfois même un peu plus en fonction du nombre d’enfants inscrits. Le taux d’encadrement est en moyenne d’un animateur pour six enfants. Les centres disposent également d’une infirmerie et de médicaments pour soigner les petits bobos. Toutefois, il est demandé aux parents de communiquer les coordonnées des pédiatres et médecins traitants. Il est clair que ce secteur s’organise pour répondre à une demande de plus en plus croissante et qui, il faut le souligner, sauve les parents.
