Le WTCC Marrakech gagne en notoriété

Une médiatisation de plus en plus large et une organisation qui se veut au diapason des grandes manifestations internationales. Le constructeur Honda s’offre le podium.

Marrakech a accueilli pour la 7e fois la manche marocaine du FIA WTCC, comptant pour le mondial automobile FIA (Fédération Internationale Automobile), cette année aux couleurs du pétrolier marocain Afriquia, sponsor titre de l’épreuve. Un événement qui acquiert une médiatisation de plus en plus croissante, notamment via la chaîne Eurosport, qui souhaite capitaliser sur le fort impact d’audience de l’année 2015, où plus de 50 millions de téléspectateurs ont suivi les courses. Mais l’année 2016 présentait une toute nouvelle formule, car c’est sur un tout nouveau tracé de l’architecte allemand Hermann Tilke que s’est disputé le meeting. Avec sa boucle permanente, ce circuit encercle le Paddock à l’image des plus grandes enceintes de sports mécaniques du monde : plus de courbes pour plus de dépassements, des lignes droites plus serrées pour des freinages encore plus violents.

Côté spectacle, les organisateurs ont également mis les bouchées doubles : Formule 1 bi-place pour les baptêmes de pistes, les légendaires Caterham font leur toute première apparition en Afrique et, en guise de conclusion, une exhibition de voitures classiques. Les animations ne sont pas en reste : WTCC Fan Village, séances autographes des pilotes, exhibitions auto-moto, motocross des 20 meilleurs espoirs nationaux, simulateurs de courses 5D…

Résultats décevants pour Mehdi Bennani

Au niveau des résultats, c’est la firme Honda qui a décroché le gros lot. Le constructeur japonais a raflé les trois premières places puisque ce sont ses trois pilotes, Robert Huff, Norbert Michelisz et Tiago Monteiro, qui sont montés sur le podium. Classé 8e au finish, Mehdi Bennani était pourtant attendu. En effet, le nouveau pilote de l’écurie du champion Sébastien Loeb est monté sur tous les podiums du WTCC avant la course de Marrakech. En France et en Slovaquie il est deuxième avant de grimper sur la première place du podium sur la Hungaroring en Hongrie. Une contre-performance expliquée selon le pilote par quelques ajustements techniques : «Nous avons essayé de faire au mieux et d’attaquer, car je cours à domicile, mais quelque chose n’allait pas. Nous avons tout vérifié avec le team et regardé comment nous pouvions améliorer le set-up. Quand les conditions sont comme celles-ci, nous apprenons et c’est exactement le but lorsque l’on évolue dans ce championnat», explique le pilote marocain à la conférence de presse.