Au Royaume
Agadir : Les autorités accélèrent le dossier des nuisances industrielles à Anza
Les autorités locales renforcent les contrôles et exigent la mise en conformité des unités concernées. Leur transfert vers les zones industrielles de Drarga devra intervenir dans un délai maximal d’un an.
Le dossier des odeurs industrielles à Anza revient sur le devant de la scène. Face aux plaintes récurrentes des habitants, les autorités passent à une nouvelle étape, avec des mesures immédiates et un calendrier fixé pour le transfert des unités concernées.
Ce jeudi 15 octobre, Saaïd Amzazi, wali de la région Souss-Massa et gouverneur de la préfecture d’Agadir Ida-Outanane, a présidé une réunion consacrée à cette problématique.
Au centre des préoccupations figurent les odeurs émanant de certaines installations, particulièrement celles spécialisées dans la production de farine de poisson. Des nuisances qui affectent le quotidien des habitants d’Anza et d’Aourir et soulèvent également des interrogations sur leurs conséquences environnementales et sur l’image touristique de la destination.
Trois mesures prioritaires
La réunion a débouché sur trois décisions. La première concerne l’envoi immédiat d’une commission spécialisée sur le terrain. Elle devra inspecter les unités industrielles, identifier les dysfonctionnements et déterminer les travaux nécessaires pour réduire les émissions et les nuisances.
Deuxième mesure : les industriels concernés devront mettre leurs installations en conformité, notamment en matière de prétraitement des eaux usées et de gestion des rejets industriels, des odeurs et des émissions gazeuses. En cas de non-respect des obligations, des sanctions administratives et légales pourront être prises, jusqu’au retrait des autorisations et à la fermeture des unités contrevenantes.
La troisième décision porte sur le transfert de l’ensemble des unités industrielles concernées d’Anza vers les zones industrielles de Drarga, dans un délai maximal d’un an, conformément aux engagements prévus dans la convention d’accompagnement.
Ce déplacement devra toutefois s’accompagner d’équipements adaptés, notamment de systèmes efficaces de traitement des rejets. L’objectif est d’éviter que les nuisances constatées à Anza ne se reproduisent sur les nouveaux sites.
Le wali a insisté sur la nécessité de définir précisément les responsabilités de chaque intervenant, de respecter les échéances et d’assurer un suivi régulier des engagements.
Pour les habitants, l’enjeu est désormais celui des résultats sur le terrain. Entre contrôles immédiats, mise en conformité et transfert programmé, les prochains mois devront permettre de mesurer l’application effective des décisions annoncées.