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Eau-énergie : Le nouveau front de la compétitivité 
À l’heure de l’automatisation et de la décarbonation, l’attractivité industrielle ne se joue plus seulement sur les salaires ou la fiscalité. Elle dépend de plus en plus du coût, de la disponibilité et de l’empreinte carbone de deux intrants devenus critiques : le kilowattheure et le mètre cube d’eau.
Le Maroc a construit son attractivité industrielle autour d’un faisceau d’avantages : proximité de l’Europe, stabilité, infrastructures logistiques, accords de libre-échange et incitations publiques. Cette équation est aujourd’hui bousculée. Dans les usines automatisées, la main-d’œuvre directe occupe une place décroissante dans le prix de revient, tandis que l’amortissement des équipements et les dépenses d’exploitation gagnent…