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Gouvernement : Des actions et des réalisations
Il lui reste encore plusieurs mois en tant que chef de gouvernement pour enrichir une liste de réalisations déjà impressionnante : à fin 2025, les clignotants sont tous au vert, le développement humain est perceptible, le Maroc émergent clignote sur les radars géopolitiques… Et ce n’est pas fini. Bilan d’étape imposé par un séisme politique provoqué par le retrait d’un acteur de premier plan.
Aziz Akhannouch ne briguera pas un troisième mandat à la tête du RNI. Il ne sera pas non plus candidat aux prochaines législatives. Des décisions personnelles, respectables, à plus d’un titre, qui laissent présager que le patron du RNI (jusqu’au congrès extraordinaire du 7 février) n’a aucune prétention de briguer un second mandat en tant que chef de gouvernement.
Bien évidemment, il restera toujours l’arbitrage royal qui pourrait pencher pour la nomination du membre du RNI, au cas où le parti sort victorieux des législatives, même si ce n’est pas le leader de cette formation politique. Après tout, au Royaume du Maroc, les voies du pouvoir sont impénétrables…
Mais le chef du gouvernement peut passer le flambeau tranquille, empli de cette agréable sensation du devoir accompli en tant que maestro d’une équipe gouvernementale qui a performé. Il n’y a qu’à recenser une kyrielle d’indicateurs macroéconomiques ou d’indices sociaux pour évaluer l’ampleur du travail accompli.
Les bons comptes publics
Pour commencer, le taux de croissance des activités non agricoles atteint une moyenne de 4,8% entre 2021 et 2024. Par ailleurs, le secteur agricole a retrouvé sa forte valeur ajoutée, atteignant une croissance de 6,3% en 2025, ce qui a permis à l’économie nationale d’entrer dans une nouvelle phase de reprise et de durabilité.
En outre, grâce à la vigilance du gouvernement et aux mesures urgentes mises en œuvre, le taux d’inflation a drastiquement diminué : il s’est stabilisé à 0,9% en 2024 et a atteint 0,8% entre janvier et novembre 2025, après avoir atteint des niveaux record en 2022 et 2023 (6,6% et 6,1% respectivement).
Ce cadre a permis de préserver le pouvoir d’achat des ménages, grâce notamment à des subventions s’élevant à près de 132 milliards de dirhams entre 2021 et 2025 pour réguler le marché national et stabiliser les prix des biens de grande consommation.
Cette dynamique a également été fortement stimulée par une série de réformes budgétaires et fiscales mises en œuvre par l’Exécutif. L’un de ses résultats directs a été le succès sans précédent de la réduction du déficit budgétaire à 3,8% en 2024, après avoir atteint 5,5% en 2021.
Par ailleurs, le niveau d’endettement devrait diminuer progressivement pour atteindre 67,7% en 2024, contre 72,2% en 2020, les projections indiquant une poursuite de cette baisse à 67,4% en 2025, puis à 65,9% en 2026.
Il y a également la progression constante des recettes fiscales totales, qui sont passées de 214,6 milliards de dirhams en 2021 à 317 milliards de dirhams en 2024, et devraient atteindre 376 milliards de dirhams en 2026.
Cette situation s’accompagne de recettes record provenant du secteur du tourisme. Les transferts de fonds des Marocains résidant à l’étranger ont atteint près de 113,3 milliards de dirhams en 2024 et 103 milliards de dirhams fin octobre 2025.
Les investissements directs étrangers (IDE) ne sont pas en reste : ils ont connu une évolution qualitative, passant de 32,5 milliards de dirhams en 2021 à 43,8 milliards de dirhams en 2024, pour atteindre 45,4 milliards de dirhams fin octobre 2025.
Piliers de l’État social
Sur le plan social, la dignité du citoyen marocain a été placée au cœur des priorités, conformément à la vision éclairée du Roi Mohammed VI. Désormais, l’accès aux services de protection sociale est devenu un droit garanti et une réalité concrète pour tous les Marocains.
Plus de 11 millions de citoyens marocains vulnérables bénéficient gratuitement du système AMO-Tadamon. L’État prend en charge leurs cotisations, qui se sont élevées à près de 27 milliards de dirhams entre 2022 et 2025, et ce montant devrait dépasser les 11 milliards de dirhams pour l’année en cours.
Cet accès à l’assurance maladie de base a été étendu à environ 4 millions de travailleurs indépendants et de profession libérale, ainsi qu’à leurs personnes à charge.
Pour amplifier l’impact de cette transformation sociale, le Programme royal d’aide sociale directe a été concrétisé de manière à lutter contre les différentes formes d’exclusion et de pauvreté et d’améliorer la situation socioéconomique des familles ciblées.
À fin 2025, plus de 3,8 millions de familles, soit 12 millions de personnes, bénéficiaient d’une aide financière mensuelle allant de 500 à 1.200 dirhams, selon leur composition.
Le gouvernement s’est également employé à augmenter le montant de ces allocations cette année. Tout comme il a honoré l’engagement pris avant son entrée en fonction de verser une aide mensuelle directe de 500 dirhams aux enfants orphelins et négligés, placés sous la tutelle des services sociaux…
Réformes structurantes
Le gouvernement a accompagné ces importantes initiatives sociales royales d’une réforme radicale et globale des différentes composantes du système national de santé et de l’allocation des ressources financières nécessaires.
Le budget de la santé publique est passé de 19,7 milliards de dirhams en 2021 à 42,4 milliards de dirhams en 2026, soit une augmentation de 115%.
Cette nouvelle approche gouvernementale a permis le lancement de projets d’investissement importants, qui ont collectivement renforcé les ressources humaines et amélioré leurs conditions de travail, ainsi que l’expansion du réseau hospitalier régional et provincial et l’augmentation de sa capacité.
La modernisation de 1.400 centres de soins de santé primaires et l’expansion des hôpitaux universitaires et des facultés de médecine à travers le Royaume constituent une réussite majeure dans ce domaine et une étape cruciale pour restaurer la confiance dans l’hôpital public.
Conscient que l’instauration d’un véritable ascenseur social passe par la restauration du prestige de l’enseignement public et des universités marocaines, le gouvernement a pris à bras-le-corps cette réforme dès le début de son mandat.
Le budget de l’éducation nationale et de l’éducation préscolaire a été ainsi porté à plus de 97 milliards de dirhams, soit une augmentation de près de 65% sur la période 2021-2026.
Ce budget permettra de dynamiser les investissements dans les infrastructures et les services éducatifs et d’offrir des conditions de travail stimulantes pour la promotion des enseignants et du personnel éducatif.
Cela comprend le développement de l’expérience pilote des écoles pionnières et des écoles préparatoires, la généralisation de l’éducation préscolaire et l’amélioration de sa qualité.
Parallèlement, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle ont fait l’objet d’une profonde réforme gouvernementale visant à adapter la formation aux besoins du marché du travail et à suivre le rythme de l’évolution rapide de l’économie nationale.
En définitive, si les dernières années de l’action gouvernementale ont été marquées par d’importantes réformes, 2026 offrira une réelle opportunité de consolider ces efforts en œuvrant à la poursuite du décollage économique et à la réalisation de la transformation sociale escomptée. Et heureusement, Akhannouch et son équipe sont encore là…
