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Edito

Des disparités territoriales à l’action locale

La confiance dans l’action nationale sera construite et ressentie à l’échelle locale. Ainsi, il n’y aura plus de Maroc utile ou Maroc inutile…, de Maroc marginalisé et de Maroc favorisé… Il n’y aura qu’un Maroc émergent où tout citoyen a droit au développement…

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Nouveau concept de l’autorité ! Les observateurs qui ont vécu, aux premières loges, la métamorphose du Maroc sous le règne de SM le Roi Mohammed VI peuvent considérer cette approche comme un point de départ.

Une source de rupture dans le paradigme de gouvernance : Le Royaume séculaire avec son Makhzen hégémonique enclenchait alors un processus de transformation de l’Administration territoriale.

Une transformation qui a fait ses preuves au fil des années et qui n’a pas encore fini d’aboutir.

Certes, le «brand» a perdu de son occurrence au fil des ans, comme c’est le cas de ces nombreux affluents qui sont venus peaufiner et déployer ce concept, sur différents fronts, tout en amorçant un effet de chaîne…

Rappelez-vous, les ingénieurs avaient alors fait leurs premiers pas dans les vastes bureaux des walis, les projets nationaux structurants devenaient respectueux des normes, des échéanciers et des impératifs d’impact.

Les premiers plans stratégiques sectoriels avaient ainsi été mis en œuvre, avec leurs failles et leurs enseignements pour certains. Mais aussi avec les succès que l’on connaît et reconnaît à d’autres comme le Plan Maroc Vert dédié à l’agriculture.

N’en déplaise à ses détracteurs – préférant alimenter la suspicion en bouchées de mauvaise foi –, cette feuille de route stratégique avait déjà étendu le nouveau concept de l’autorité au Maroc profond en soutenant la petite agriculture et en s’inscrivant dans la voie de la souveraineté alimentaire.

Idem pour des programmes comme l’INDH ou encore le Ramed qui ont été améliorés pour tendre vers un système de protection et de couverture sociales plus adapté et plus rationnel.

Et puis, il y a aussi le Programme de réduction des disparités territoriales et sociales (PRDTS) qui est venu désenclaver le monde rural à travers des routes, des centres de santé, des écoles et bien entendu l’eau potable et l’électricité…

Aziz Akhannouch qui avait piloté le déploiement de ce programme, en tant que ministre de l’Agriculture, est revenu rappeler, en tant que Chef de gouvernement, ses retombées dans sa dernière intervention à la Chambre des conseillers.

C’est que l’Exécutif amorce aujourd’hui une nouvelle phase en matière de développement territorial . Des programmes de nouvelle génération devraient venir accélérer la valorisation de toutes les contrées et éradiquer toute forme de disparités.

Il s’agit pour le futur d’une souveraineté régionale : une souveraineté productive à même de consolider et optimiser les atouts de chaque territoire de manière à renforcer l’apport régional aux initiatives nationales. Une pyramide inversée des chaînes de valeur qui se croisent, qui s’alimentent mutuellement pour se déverser dans un socle de développement commun, à l’échelle du Royaume.

Cela passe incontestablement par un effort public considérable que le gouvernement est en train de mobiliser, mais surtout par une responsabilisation de l’acteur local. Ce dernier n’est plus cantonné à un rôle administratif ou technique : il doit muer en bras exécutif sur le terrain, capable de prendre des initiatives et ayant le sens des responsabilités, comme l’a expliqué Aziz Akhannouch.

La confiance dans l’action nationale sera construite et ressentie à l’échelle locale. Ainsi, il n’y aura plus de Maroc utile ou Maroc inutile…, de Maroc marginalisé et de Maroc favorisé… Il n’y aura qu’un Maroc émergent où tout citoyen a droit au développement…