Télécoms : Des Performances en dégradation en raison de la concurrence entre les operateurs

Bien qu’en baisse de 17,5% à  6,7 milliards de DH, les bénifices du groupe ont été sauvés par les filiales africaines.

L’opérateur historique des télécommunications continue d’opérer dans un contexte de concurrence acharnée, comme l’atteste le repli d’année en année de son activité ainsi que de ses bénéfices. En effet, son chiffre d’affaires s’est replié de 3,2% au terme de l’année écoulée, à  29,8 milliards de DH, et ce, en dépit de l’accroissement du parc clients de 13,5%, à 33 millions de clients. En fait, cela s’explique par le recul du chiffre d’affaires au Maroc de 7,4% sous l’effet de la baisse des prix du mobile (-27%) et de la réduction des tarifs des terminaisons d’appels. Le repli des revenus de l’opérateur auraient pu être plus prononcé si les filiales africaines  n’avaient pas sauvé la mise par une croissance de 17%, avec à leur tête Gabon Telecom qui a réalisé une hausse de 25%, suivi d’Onatel avec une progression de 21%, Sotelma avec 15,7% et Mauritel avec 12,6%. A fin 2012, la contribution des filiales subsahariennes dans les revenus du groupe s’élève à 23,7%, gagnant ainsi 4,1 points en un an.

Dans la même lignée, le résultat d’exploitation affiche un retrait de 11,5%, à 10,9 milliards de DH en raison notamment de l’accroissement des charges d’amortissement de 5,2% suite aux programmes d’investissements réalisés à l’international. Il a été affecté également par les charges liées à la restructuration du groupe visant la réduction de l’effectif, d’un montant de 877 MDH. Hormis ces charges de restructuration, le résultat d’exploitation n’aurait baissé que de 4,3%, à 11,8 milliards de DH. Au final, le résultat net part du groupe s’est affaissé de 17,5% pour s’établir à 6,7 milliards de DH, ramenant ainsi la marge nette à 22,5%, en diminution de près de 4 points depuis fin 2011. Hors effet restructuration, la baisse des bénéfices du groupe serait limitée à 7,7% pour un total de 7,5 milliards de DH.