Samir : un potentiel de hausse en Bourse de 12% et un bénéfice de près d’un milliard de DH

La situation financière de Samir se redresse progressivement et les analystes ne manquent pas d’afficher leur satisfaction par rapport aux perspectives de la société.

La situation financière de Samir se redresse progressivement et les analystes ne manquent pas d’afficher leur satisfaction par rapport aux perspectives de la société. Après avoir rétabli ses indicateurs d’activité et de rentabilité l’année dernière, au lendemain d’un exercice 2008 marqué par la crise, le raffineur devrait clôturer cette année avec un chiffre d’affaires de plus de 30 milliards de DH, en hausse de 15%, et un résultat net de 981 MDH, en expansion de 77%. En 2011, le trend haussier des réalisations devrait se poursuivre et le volume d’activité devrait atteindre 32,4 milliards de DH pour un bénéfice net de 1,19 milliard de DH. Ces prévisions confortent les analystes dans leur recommandation d’acheter le titre du raffineur. Ceux de BMCE Capital lui fixe un cours théorique de 699 DH. Comparée au cours bouriser du 22 novembre (624 DH), la valeur offre ainsi un potentiel de hausse de 12%.

Il faut noter que la mise en service par Samir de son nouveau complexe de hydrockraking au début de ce second semestre, ayant permis de renforcer de 60% sa capacité de production à 4,2 millions de tonnes, a renforcé les niveaux de marge de la société à plus de 6 dollars par baril de pétrole. Les bonnes conditions de marché et de prix ont de plus incité le raffineur à recourir pleinement à ses installations, comme le prouve l’augmentation du taux d’utilisation de la capacité de raffinage qui ressort désormais à 93% contre 76% à fin 2009. Ainsi, sur le plan commercial, et tenant compte de la bonne tenue de son activité durant le premier semestre de cette année (chiffre d’affaires en hausse de 15%), la société ambitionne de renforcer ses ventes de 5% au Maroc, pour s’établir à 5,9 millions de tonnes en fin d’année.

Côté investissements, Samir entend poursuivre les travaux de ses principaux projets, relatifs principalement à sa quatrième unité de distillation, à l’augmentation de sa capacité de production de bitume et à la récupération d’énergie au sein de sa raffinerie de Mohammédia. Pour les prochaines années, la société projette de créer un complexe pétrochimique basé sur le process de cracking par vapeur. Cette unité devrait être destinée à produire l’éthylène et le propylène, nécessaires à la fabrication de polyéthylène et polypropylène. En outre, et désirant profiter pleinement du potentiel du GNL (Gaz natuel liquéfié), le raffineur poursuit ses études visant à valider la possibilité de mettre en place un terminal de GNL et de gazoducs à l’avenir.

Au vu de cette politique d’investissement ambitieuse pour les prochaines années, le top management de Samir précise qu’aucune distribution de dividende ne devrait avoir lieu avant 2012. Mais dès 2013, les cash-flows importants que devrait dégager la société lui permettront d’afficher un rendement de dividende intéressant.