Samir : des résultats 2005 en hausse et un projet de modernisation qui va bon train

Le raffineur a dégagé un résultat d’exploitation en croissance de 140%.
Le taux d’avancement du projet de modernisation de la raffinerie est
de 15,3% à  fin avril 2006.

L’ année 2005 a été très bénéfique pour le raffineur de Mohammédia au niveau des réalisations et des investissements. Opérant dans un secteur qui connaà®t une flambée des prix, Samir en tire profit pour améliorer de manière significative ses indicateurs d’activité et de résultats. Son CA a en effet enregistré une hausse de 50%, atteignant près de 25,9 milliards de dirhams. Le directeur général de la Samir, Jamal Ba-Amer, l’explique par l’existence dans l’activité de raffinage en général d’un cycle de dix ans au bout duquel l’activité et les résultats progressent énormément. C’est le cas pour 2005 mais, concrètement, cette hausse est expliquée par l’augmentation des volumes de vente sur le marché national et à  l’export, conjuguée à  la hausse des cours du pétrole.

Le résultat d’exploitation marque un bond plus important, passant à  976 MDH, soit une progression de près de 141%. A ce niveau, l’effet prix (+35 MDH) a été moins important que celui de l’augmentation des traitements au niveau du raffinage (+213 MDH), et de la hausse du niveau des stocks de pétrole (+284 MDH).

Quant au résultat net de la Samir, il a été impacté par l’importance des pertes de changes (239 MDH) et l’augmentation des charges d’intérêts (+121%). Cet impact a été atténué par d’importantes cessions d’actifs qui, ajoutées à  la bonne performance de l’exploitation, ont hissé le résultat net à  753 MDH, en hausse de 59% par rapport à  2004. A ce titre, la société compte distribuer un dividende de 40 DH par action.

Le projet respecte son planning de réalisation
Outre les résultats de la Samir, l’attention se porte principalement sur le projet de modernisation de sa raffinerie de Mohammédia. L’investissement permettra d’augmenter de 40% sa capacité, actuellement de plus de 6 millions de tonnes. Mais ce n’est pas l’objectif principal de cet énorme projet, et le but est d’améliorer la qualité des produits existants, de mettre en place de nouveaux produits tels que le gazoil 50 ppm et le gazoil 10 ppm par la mise en place de systèmes d’hydrocracking et d’hydrotraitement, et de mettre la raffinerie en conformité avec les standards internationaux en matière de sécurité et de protection de l’environnement. Le projet est à  un niveau d’avancement de l’ordre de 15,3% à  fin avril 2006. Jamal Ba-Amer affirme que jusqu’ici, le planning de réalisation est respecté et que les délais prévus pour l’achèvement des travaux et la mise en service (fin 2008) seront tenus.

A titre de rappel, le montant du projet s’élève à  816 millions de dollars (environ 6 milliards de DH) dont 170 déjà  engagés, soit 21% du coût global. La réalisation est faite en partenariat avec un consortium italo-turc : Snamprojetti et Tefken. Le financement, outre la Samir qui supportera 36% du coût du projet provenant de ses fonds propres, sera assuré par des banques étrangères (BNP Paribas et Barclays Capital) et locales (BMCE Bank, Attijariwafa bank et la BCP). Parallèlement à  ce grand projet, la Samir compte mettre en place un terminal d’acheminement du gaz naturel en partenariat avec Akwa Group et l’ONE, et se lance dès cette année dans la cogénération électrique pour une capacité de 40 mégawatts.