Résultats 2011 : Attijariwafa bank dépasse ses prévisions de croissance

L’épargne collectée a crû de 6% et les crédits distribués de 11%. 264 agences ont été ouvertes en 2011. Le PNB et le bénéfice net ont progressé de plus de 8%. Le coût du risque a fondu de 38%.

Le rythme de croissance des activités et des résultats du groupe Attijariwafa bank ne faiblit pas, malgré un environnement marqué par le ralentissement de la croissance et par les troubles sociaux et politiques dans les différents marchés où il opère. La première banque privée du Royaume, grâce aux performances réalisées en 2011, est même en avance d’une année sur son plan stratégique «Attijariwafa 2012».
Sur le plan commercial, attijariwafa bank a atteint, fin 2011, 295 milliards de DH d’épargne collectée, soit une hausse de 5,9% par rapport à 2010. Les crédits distribués ont, eux, progressé de 11,1% pour totaliser 247,2 milliards de DH. Un dynamisme commercial auquel contribue fortement la politique d’extension du réseau de la banque. Celui-ci s’est agrandi de 264 nouvelles agences pour atteindre 2 352 points de vente, dont 1 791 au Maroc. La banque de détail à l’international a également participé à cette croissance puisque sur les dépôts collectés et crédits distribués du groupe, plus de 17% sont générés par les marchés africains et européens (Tunisie, Sénégal Côte-d’Ivoire, Cameroun, France…).
Suite à ces performances commerciales, le Produit net bancaire d’Attijariwafa bank s’est apprécié de 8,3% pour atteindre 15,9 milliards de DH. Cette croissance recouvre une amélioration de 9,7% de la marge d’intérêt et de la marge sur commissions, ainsi qu’une baisse de 7,4% du résultat sur opérations de marchés suite aux contre-performances du marché boursier en 2011.
Le résultat brut d’exploitation de la banque n’a crû, lui, que de 5,3%, à 8,7 milliards de DH en raison d’une augmentation de 12,2% des charges générales d’exploitation consécutivement à l’extension du réseau du groupe. Mais grâce à une baisse sensible du coût du risque (les provisions nettes des reprises pour créances en souffrance ont reculé de 38%, à 750 MDH), le résultat d’exploitation s’affiche en hausse de 13,1%, à 7,9 milliards. Au final, le bénéfice net part du groupe s’apprécie de 8,7%, à 4,5 milliards de DH.
Notons que les activités à l’international et les métiers parabancaires du groupe ont sensiblement contribué à l’amélioration de la rentabilité. En effet, la banque de détail à l’international contribue à hauteur de 3,8 milliards de DH au PNB de la banque (+17,8%). Quant à Wafa Assurance et aux sociétés de financement spécialisées (Wafasalaf, Wafa immobilier…), elles ont amélioré de 36,9% et 14,2% leur participation au résultat net part du groupe.
Dans ces conditions, les fonds propres consolidés d’Attijariwafa bank se sont gonflés de 8% pour atteindre 30,3 milliards de DH. Mais cela n’a pas empêché la rentabilité des capitaux propres de s’améliorer puisqu’elle a gagné 0,85 points, à 21,2%. Il s’agit là d’un niveau de rentabilité qui devrait satisfaire les détenteurs des actions de la banque, d’autant plus que la rentabilité qui sera distribuée sous forme de dividende a été fixée à 8,50 DH par action par le management. D’où un rendement de dividende de 2,3% sur la base du cours de 373 DH du 20 février.
Signalons enfin qu’Attijariwafa bank compte lancer une offre publique de vente de ses actions à destination de ses salariés. Cette décision sera approuvée lors d’une assemblée extraordinaire des actionnaires qui devra également statuer sur un projet d’absorption d’Attijari International Bank par Attijariwafa bank.