Maroc Telecom : une valeur à  surpondérer dans les portefeuilles, selon BMCE Capital Bourse

Le titre Maroc Telecom séduit les intervenants du marché. Son cours affiche une performance depuis le début de l’année de 4% à la clôture de la séance du 15 février, et ce, malgré une progression du Masi ramenée à 1%, ce qui témoigne de l’engouement des investisseurs pour le titre de l’opérateur historique. Pour leur part, les analystes ont revu leurs recommandations sur la valeur, compte tenu de la récente évolution de son cours. Ceux de BMCE Capital Bourse, notamment, recommandent désormais de l’accumuler (surpondérer) dans les portefeuilles, alors que leur ancienne recommandation était d’acheter la valeur. L’objectif de cours de 171 DH a cependant été maintenu. A ce niveau de prix théorique, l’action de l’opérateur présente un potentiel de croissance de 9,6% par rapport à son cours de 156 DH atteint le 15 février.
Ainsi, les analystes maintiennent un avis positif sur le titre Maroc Telecom, compte tenu de la bonne tenue de l’activité en 2010 au niveau du secteur (malgré l’exacerbation de la concurrence), la réussite du redressement de certaines filiales africaines du groupe, notamment Gabon Telecom, et l’acquisition en bonne voie de Benin Telecom. Ils prévoient que l’opérateur annonce le 22 février (date de publication de ses résultats 2010) un chiffre d’affaires en progression de 4,06%, à 31,56 milliards de DH.
Sur le segment du mobile, Maroc Telecom a recruté 1,617 millions de nouveaux clients en 2010, portant son parc à 16,89 millions, soit 52,81% du marché du mobile. Il s’agit certes d’une bonne performance, mais il faut dire que l’opérateur a perdu de précieux points de parts de marché (7,49 points par rapport à 2009) suite à la percée du nouvel entrant Inwi qui détient désormais près de 14% du marché. Maroc Telecom semble privilégier la préservation de ses marges au détriment du volume d’activité. Dorénavant, la bataille sur ce marché devrait davantage porter sur le post payé (moins de 4% du parc mobile) et sur les services de contenus à forte valeur ajoutée.
Pour ce qui est de l’internet 3G, l’opérateur historique a réalisé une forte percée sur ce segment en 2010, en portant sa part de marché à 40,18% contre 23,71% en 2009 et 10,33% en 2008. Quant au développement à l’international, la stratégie africaine de Maroc Telecom devrait être relancée en 2011, avec l’acquisition de 51% du capital de Benin Telecom, après qu’il ait été déclaré adjudicataire de l’opération de privatisation contre une mise de 450 MDH. Cette acquisition devrait renforcer la contribution des filiales africaines dans l’activité et les résultats du groupe. A fin juin 2010, elles contribuaient à hauteur de 17,8% et de 13,4% respectivement dans son chiffre d’affaires et son résultat brut d’exploitation (EBE). Les analystes estiment que cette contribution devrait passer en 2014 à 22% du CA et 17% de l’EBE prévisionnels.