Les valeurs à  retirer des portefeuilles

A retirer des portefeuilles : Sonasid, Managem, Cimar, CIH, Lydec et Sothema.

Sonasid : Une hausse du cours injustifiée au 1er semestre.

Après avoir considérablement chuté en 2008 et 2009, le cours de Sonasid a enregistré une performance de plus de 20% durant le premier semestre 2010. Cette progression a certes permis aux investisseurs de compenser une partie de leurs pertes, mais il faut savoir que le cours actuel de l’action du sidérurgiste (2?300 DH au 9 juillet) est injustifié aux yeux des analystes. En effet, BMCE Capital Bourse établit un cours cible de 2 196 DH pour la valeur. Cette dernière présente ainsi une surcote de près de 5%. Les analystes de CFG Marchés, eux, sont restés plus prudents et estiment la valorisation de l’action Sonasid à 1 600 DH seulement. Quant à CDG Capital Bourse, elle recommande de vendre le titre compte tenu du contexte concurrentiel difficile dans lequel évolue la société. Notons que le bénéfice net de Sonasid devrait s’établir à 523 MDH en 2010, soit le double du résultat de 2009. Seulement, ce bénéfice reste largement inférieur au niveau atteint en 2008 (906 MDH).

Managem : Le titre présente une surcote de 65% !

Managem a nettement redressé sa situation financière en 2009, et ce, après avoir réalisé un déficit de près de 600 MDH en 2008. Malgré cette amélioration, la valeur est toujours recommandée à la vente par les analystes, notamment ceux de BMCE Capital Bourse et de CDG Capital Bourse. Son cours cible est estimé à 293 DH, alors que l’action s’échangeait à plus de 480 DH le 9 juillet 2010. La surcote est donc énorme : 65% ! Elle résulte essentiellement de la flambée du cours du titre durant le premier semestre 2010. Il a progressé de plus de 100% par rapport à fin 2009, une évolution que les perspectives de développement de la société ne justifient pas. En effet, le chiffre d’affaires de Managem ne devrait progresser que de 5% en 2010 et de 6,5% en 2011, et son bénéfice net ne devrait pas dépasser les 80 MDH.

CIMAR : Une valeur à alléger dans les portefeuilles.

Après deux années marquées par une saturation des capacités de production et plusieurs problèmes techniques, Cimar parvient à redresser la barre en 2009, avec un chiffre d’affaires qui progresse de 3% et un bénéfice qui évolue de 51%. Ce redressement a permis de redonner confiance aux investisseurs qui ont porté le cours de la société de 1?874 DH en début d’année à 2 290 DH à fin juin, soit une performance de 22,2%. Seulement, le cours actuel de la valeur dépasse sa valorisation théorique. Cette dernière est estimée par les analystes de BMCE Capital Bourse à 2 106 DH, d’où leur recommandation d’alléger le titre dans les portefeuilles vu la surcote de près de 9% qu’il présente. Cela dit, côté perspectives, les principaux indicateurs de Cimar devraient s’inscrire en hausse, avec notamment un chiffre d’affaires et un bénéfice en croissance de 5% en 2010. Les investissements en capacités de production que compte lancer la société devraient par ailleurs accélérer ce rythme de croissance.


CIH : Un cours boursier toujours surévalué
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Les temps sont durs pour le Crédit immobilier et hôtelier (CIH). La perte de parts de marché, couplée à l’envolée du coût du risque, ont fait chuter le bénéfice net de la banque de 82% en 2009. Et cette situation ne devrait pas s’arranger de sitôt, les analystes prévoyant une baisse supplémentaire du produit net bancaire (PNB) de l’établissement en 2010. Malgré cette fragilité commerciale et financière, le cours du CIH a évolué positivement durant le premier semestre 2010 (+6,3%). Une progression que les professionnels du marché trouvent injustifiée, car le cours de la banque est très éloigné de sa valorisation théorique. Celle-ci est estimée par BMCE Capital Bourse à 256 DH, au moment où le titre s’échangeait le 9 juillet à 325 DH, soit une surcote de près de 27%. La valeur est ainsi recommandée à la vente actuellement, jusqu’au redressement de ses indicateurs d’activité. Notons qu’un retour à la croissance est prévu en 2011, avec notamment un PNB qui devrait croître de 5,7%.


SOTHEMA : Un allégement des positions est souhaitable
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Sothema affiche une performance boursière honorable durant le premier semestre 2010 (+22,4%). Pourtant, ses réalisations commerciales et financières au titre de l’année 2009 sont plutôt mitigées, avec un résultat d’exploitation en quasi-stagnation. Compte tenu de cette situation, les analystes, notamment ceux de BMCE Capital Bourse et CDG Capital Bourse, recommandent d’alléger les positions sur la valeur. Le cours cible de Sothema est estimé à 1 297 DH, alors qu’elle s’échangeait à 1 440 DH le 9 juillet, ce qui présente une surcote de 11%. La valorisation théorique de la société intègre ses perspectives de croissance à moyen et long terme. Son chiffre d’affaires devrait progresser de 7,6% en 2010 et de 5,8% en 2011, et son bénéfice net devrait croître respectivement de 26,6% et 11,3% .

Lydec : De bonnes perspectives mais une surcote injustifiée.

Les investisseurs ont visiblement surpondéré le caractère défensif de certaines valeurs dans leurs critères de sélection. C’est le cas notamment de la Lydec, dont le cours a grimpé de 36% durant le premier semestre suite à l’intérêt du marché pour les valeurs anti-cycliques. Seulement, les performances commerciales et financières du concessionnaire ne justifient pas son cours boursier actuel (432 DH). En effet, son bénéfice net a marqué le pas en 2009, et son chiffre d’affaires n’a progressé de 6% que sous l’effet de l’augmentation des tarifs de l’eau et de l’électricité. Certes, la Lydec devrait renouer avec la croissance en 2010 et 2011, mais les analystes intègrent ces perspectives dans leur valorisation. Ceux de BMCE Capital Bourse fixent le cours cible de la société à 411 DH, tandis qu’Integra Bourse établit son prix théorique à 400 DH. Au cours du 9 juillet, Lydec présente donc une surcote allant jusqu’à 8%. Les analystes recommandent ainsi d’alléger les positions sur la valeur.