Les ORA et les OCA

Titres hybrides, à cheval entre les actions et les obligations, les ORA et les OCA présentent des avantages indéniables, mais elles restent encore méconnues chez nous.

Sont également cotés à la Bourse de Casablanca, en plus des obligations ordinaires, des titres hybrides à cheval entre les actions et les obligations.
Il s’agit d’obligations d’un type particulier : les obligations remboursables en actions et les obligations convertibles en actions.
Les obligations remboursables en actions (ORA)
Communément appelées ORA, les obligations remboursables en actions se situent à mi-chemin entre les obligations ordinaires et les obligations convertibles.
Il s’agit d’obligations ordinaires qui ne sont pas remboursées en espèces mais exclusivement en titres de la société qui les a émis. Leur échange contre des actions se fait à l’échéance de l’emprunt et sur décision de l’émetteur.
Ainsi, les ORA offrent des avantages non négligeables. Elles permettent aux sociétés d’augmenter à terme leurs fonds propres, et ce, pour un montant certain connu dès la réalisation de l’opération.
De plus, la société s’endette à des conditions avantageuses puisque le souscripteur accepte un taux de rendement inférieur à celui des obligations ordinaires, pariant ainsi sur le développement futur de l’entreprise. En dernier lieu, l’ORA permet à l’émetteur de ne rien avoir à rembourser à l’échéance.

Les obligations convertibles en actions (OCA)
La principale différence entre les ORA et les OCA réside dans le fait que le détenteur de l’OCA a le droit, mais pas l’obligation, de la convertir en actions. Ainsi l’OCA peut être définie comme une obligation classique, à laquelle s’ajoute une option d’achat sur des actions nouvelles de l’émetteur.
Elle a une double facette de titre d’endettement et de titre donnant droit au capital. De ce fait, elle permet à son détenteur d’arbitrer entre le rendement obligataire et la plus-value en capital.
Le détenteur de l’OCA peut profiter pendant la période de conversion de l’appréciation de l’action tout en ayant, jusqu’à l’exercice de cette option, la protection du statut de l’obligataire.
Pour l’émetteur, elle permet, par rapport à l’obligation classique, d’offrir un rendement inférieur en contrepartie de l’option de conversion.
Les sociétés qui sont détenues directement ou indirectement par l’Etat (plus de 50% du capital) ne peuvent pas émettre des obligations convertibles en actions.