Les fonds OMLT et les DAT offrent les meilleurs rendements

• Les rendements ont quasiment tous subi des baisses au 1er semestre.
• Sur fond de détente continue des taux de la courbe, la réallocation des ressources vers l’action est probable.

Historiquement élu meilleur placement financier durant plusieurs années, le marché boursier est celui qui a offert le moins de rendement ce semestre, à en croire la contre-performance de 16,4% qu’il a essuyée. Il faut dire que la crise sanitaire s’est abattue de plein fouet sur la place, notamment au mois de mars où l’indice a perdu 25% de sa valeur. La période a toutefois été marquée par la résilience de certains secteurs clés de la place comme les Télécoms, l’agroalimentaire, le secteur bancaire ou encore les cimentiers, épongeant ainsi environ le tiers des pertes cumulées en un mois.
Mais malgré un risque élevé très faiblement rémunéré aujourd’hui sur le marché boursier, certains professionnels s’attendent à une réallocation des ressources vers l’action aux dépens du marché obligataire. Ce dernier connaît aujourd’hui un aplatissement encore plus important des taux de sa courbe (suite à la double baisse du taux directeur). Une situation qui arrange de moins en moins les épargnants, dans la mesure où la baisse des taux a un effet négatif sur les rendements et donc sur les taux servis. En tout cas, cette année les rendements de toutes les maturités ont chuté par rapport à la fin de l’année dernière. Des baisses à deux chiffres (en pb), dont la plus conséquente est celle de la maturité 13 semaines (-71 pb). Elle s’est établie à 1,14%. En revanche, la maturité 52 semaines est la seule à accuser une baisse limitée à 5,2 pb.
Les OPCVM OMLT ont offert un rendement moyen de 2,67%, contre 2,45 % à la même période de l’année précédente. C’est le placement qui a offert le meilleur rendement d’ailleurs durant ce semestre. Rappelons tout de même que cette catégorie d’actifs rapportait en 2014 plus de 10%.
De leur côté, les fonds monétaires et OCT continuent d’offrir des rendements peu attractifs, depuis l’amélioration des liquidités des banques, combinée à la baisse des interventions du Trésor. Ces deux instruments ont quand même proposé des rendements moyens plus intéressants que l’année dernière : 1,18% et 1,68% (contre 0,63% et 1,13% au 1er semestre 2020).
Les fonds actions et diversifiés ont sans surprise vu leurs rendements chuter et basculer en territoire rouge, à l’instar du marché boursier.
Du côté des produits bancaires, les rendements des comptes sur carnet et du livret d’épargne national renouent avec la baisse. Les premiers offrent un rendement de 1,8% et les deuxièmes 1,26%.
Pour leur part, les dépôts à terme dont le taux est librement fixé par les banques ont servi à fin octobre dernier une rémunération moyenne de 2,62% pour les comptes bloqués sur 6 mois et de 3,03% pour les dépôts sur 12 mois, (contre respectivement 2,69% et 3% l’année dernière).