Le CIH réduit nettement son coût du risque et affiche un bénéfice de 405 MDH en 2011

La banque a enterré en 2011 l’à¢ge des lourds dossiers de contentieux et a réduit de 91% ses provisions pour créances en souffrance. Le PNB a crû de 6,2% et l’encours des crédits sains de 9,4%.

Le Crédit immobilier et hôtellier (CIH) a définitivement tourné la page des lourds dossiers historiques de contentieux en 2011. Après avoir massivement provisionné les créances en souffrance en 2010 et procédé au dénouement d’importants dossiers en 2011, il retrouve enfin un niveau de rentabilité satisfaisant.
Le bénéfice net de la banque a en effet grimpé de 180% en un an pour passer de 144 à 405 MDH. Une performance qui s’explique en grande partie par la baisse de 91% du coût du risque, suite à une couverture désormais normale des risques de crédit de l’exercice 2011 et aux reprises de provisions suite au dénouement des dossiers de recouvrement historique.
Cela dit, ce n’est pas seulement l’assainissement des anciens dossiers qui explique le retour à la rentabilité du CIH. Son activité s’est également bien portée en 2011, comme en témoigne la progression de 7,4% des ressources collectées de la banque. Cette croissance recouvre une hausse de 8,3% des dépôts à vue (12,9 milliards de DH) et de 16,1% des comptes d’épargne (2,6 milliards de DH), sachant que la banque a volontairement réduit le rythme de collecte des dépôts à terme pour faire baisser le coût de ses ressources. D’ailleurs, la part des dépôts non rémunérés s’est améliorée de 6,7 points, à 57,6%.
La croissance est également satisfaisante au niveau de la distribution de crédits. L’encours des crédits sains s’est apprécié de 9,4%, à 24,2 milliards de DH, tiré par l’activité traditionnelle de financement du secteur immobilier (+7,5%, à 21,7 milliards) mais aussi par la montée en puissance des crédits hors immobilier qui représentent désormais 7% de l’encours global.
Ces progressions résultent, entre autres, d’une présence renforcée sur le terrain, puisque la banque a ouvert 32 nouvelles agences en 2011 portant son réseau à 200 points de vente.
Dans ce contexte, le produit net bancaire du CIH a enregistré une hausse de 6,2%, passant à 1,31 milliard de DH. Mais grâce à une évolution maitrisée des charges générales d’exploitation (+1,3%), le résultat brut d’exploitation a progressé de 13,6%, à 562 MDH. Cette performance, conjuguée à la baisse du coût du risque, a permis au résultat d’exploitation de grimper de 54%, à 356 MDH et, in fine, au résultat net de s’établir à 405 MDH.
Compte tenu de ces réalisations, qui sont jugées plus que conformes au plan de développement 2010-2014 de la banque, le management a décidé de porter le dividende à distribuer de 6 DH en 2010 à 11 DH en 2011. Ce qui établit le rendement de dividende du titre CIH à 4,12% sur la base du cours de 267 DH du 20 février.
Notons que les fonds propres de la  banque se sont établis à 4,04 milliards de DH à fin 2011, suite notamment à l’augmentation de capital de 961 MDH opérée dans le but d’acquérir 34% du capital de Maroc Leasing et 46% de celui de Sofac. La rentabilité des fonds propres du CIH se situe désormais à 10%.