La valeur traite avec une décote de 20% selon CFG marchés

Au rang des valeurs discrètes mais sûres, le titre de la société de financement Salafin arrive en bonne place. Car en dépit d’un parcours boursier assez hésitant (l’action a cédé 1,16% durant le mois de novembre, passant de 600 à 593 DH), l’action conserve la confiance des analystes. La dernière note en date, émise par CFG marchés, fait état d’un maintien de la recommandation d’achat sur la valeur. La société de Bourse envisage même un objectif de cours bien plus élevé que la prix actuel de l’action, à savoir 710 DH. En se basant sur le cours observé le 30 novembre, soit 593 DH, cela dote l’action d’un potentiel de croissance de près de 20%. Et CFG marchés s’en justifie. «Malgré un environnement économique difficile et davantage risqué, Salafin a pu préserver une évolution positive de son résultat net», estime-t-on à la société de Bourse, soit une progression de 3% au titre du 1er semestre 2009 contre un retrait de 5% de la masse bénéficiaire du secteur. Cette progression reste néanmoins inférieure à l’estimation annuelle de croissance du résultat net, fixé par le management de Salafin à 14%, et à la prévision de CFG établie à 7% pour l’ensemble de l’exercice 2009.
Il n’en demeure pas moins qu’à plus long terme, l’activité de Salafin reste bien orientée. La straté´gie de dé´veloppement de la société pour les prochaines anné´es consiste en une recomposition du mix produit de son portefeuille via un allè´gement progressif de la production LOA en faveur des cré´dits personnels. Pour cela, il est à rappeler que l’établissement de crédit avait signé´ une convention avec sa socié´té´ mè`re, BMCE Bank,  lui confè`rant la gestion de l’ensemble des crédits à` la consommation distribué´s par le ré´seau de la banque.
Il devrait en ressortir, concrètement, une progression de 5% de l’encours net des crédits en 2010. Cette hausse relativement moyenne en comparaison´ aux deux derniè`res anné´es (progression de 11%) est à` mettre en relation, d’une part, avec le contexte actuel du secteur qui marque´ une dé´cé´lé´ration de la production et, d’autre part, avec les ré´alisations moins importantes que pré´vu du cré´dit immé´diat gé´né´ré´ par le réseau BMCE.
Cela se traduirait par une progression moyenne de 4% du PNB en 2010, provenant essentiellement de la monté´e en puissance de la marge d’inté´rêˆts (progression moyenne de 59% sur les deux prochaines anné´es) qui compensera l’effritement du ré´sultat sur les opé´rations de cré´dit-bail. La bonne maîˆtrise des frais gé´né´raux devrait par ailleurs permettre de maintenir le coefficient d’exploitation à` un niveau contenu de 28%. La charge de risque, enfin, qui devrait s’appré´cier en 2009, marquerait une baisse de 14% en 2010 en raison notamment d’importantes reprises pré´vues cette année-là. Tout cela aboutirait à une croissance bénéficiaire de 6,1%, à 110,8 MDH.