«La croissance de l’immobilier est conditionnée par un développement social, économique et environnemental»

Au Maroc, le portefeuille clients de Mubawab compte près de 1 000 partenaires et plus de 150 000 annonces actives. Avec l’acquisition de Jumia House Maghreb, Mubawab se hisse à la 1ère position sur le marché tunisien.

2019 s’inscrit sous le signe de la performance pour la plateforme immobilière en ligne Mubawab. Une croissance amenée à se consolider en 2020. Le CEO /Co-fondateur du site en question, Kevin Gormand, partage avec nous sa lecture du marché immobilier marocain, les préférences des acquéreurs potentiels, les spécificités des autres marchés pénétrés (tunisien et algérien)…

L’année 2019 n’a pas spécialement été dynamique pour le marché de l’immobilier, vous vous attendez pourtant à une croissance de 150% en termes de CA. Comment expliquez-vous cette surperformance ?
Le travail que nous menons depuis des années, avec la mise en œuvre de projets ambitieux, a porté et continuera à porter ses fruits. Aujourd’hui, grâce à notre expertise, nous sommes en mesure de mieux accompagner nos partenaires et clients pour les assister dans leur processus de prise de décisions. Que construire ? Où construire ? Comment construire ? Quel budget prévoir ? Ceci est valable pour nos clients promoteurs mais également pour les agences immobilières en révélant les tendances du marché.

Combien de transactions ont été conclues sur votre plateforme cette année ?
Cette année nous avons pu atteindre plus de 2 millions de visites mensuelles et près de 13 millions de pages vues, ainsi qu’un portefeuille clients de près de 1000 partenaires et plus de 150 000 annonces actives. Le portail est devenu une valeur sûre pour les agences et promoteurs immobiliers du Maroc qui reçoivent plus de 100 000 contacts qualifiés par mois.

Les (potentiels) acquéreurs sont friands pour quel(s) type(s) de bien(s) ?
Concernant les envies des acquéreurs nous pouvons constater que 77% des personnes souhaitant acheter sont à la recherche d’appartements, tandis que les 23% sont davantage à la recherche d’une villa.

Vos perspectives en 2020 ?
Après une augmentation de +140% de notre chiffre d’affaires en 2019, nous prévoyons une augmentation de +150% pour l’année prochaine.
Nous abordons 2020 avec beaucoup d’enthousiasme. Pour ces prochains mois et ces prochaines années, nous allons œuvrer, avec le soutien de nos clients, de nos équipes et de nos partenaires, pour conserver notre statut de leader de l’immobilier dans la région du Maghreb, proposer des offres répondant toujours mieux aux besoins des internautes et continuer d’innover en matière de digital.

Quelle lecture faites-vous du marché immobilier marocain ?
Le secteur immobilier au Maroc est un marché florissant qui avait du mal à faire rencontrer l’offre et la demande. Que ce soit pour l’achat d’un appartement, une villa, un terrain … La demande augmente de plus en plus, ce qui contribue à la promotion du secteur.
La stratégie adoptée par le Maroc dans ce domaine révèle que le développement de l’immobilier passe par la création d’un environnement stable et respectueux des conditions de développement social et économique, faciliter les investissements, mais également veiller au respect de l’aspect environnemental qui est devenu primordial.

A-t-il des atouts par rapport aux marchés tunisien et algérien ? Des désavantages ?
Malgré les spécificités du marché tunisien, les perspectives à venir restent positives. Le secteur du bâtiment compte se hisser en 2e position à l’horizon 2020 et prendre la position de leader en 2030.
Avec l’acquisition de Jumia House Maghreb, Mubawab se hisse à la 1ère position sur le marché tunisien. Toute notre expertise sera mise à profit de ce marché, certes en difficulté, mais dont les perspectives à venir laissent entrevoir une note optimiste quant à l’évolution du secteur.
En Algérie, le marché immobilier demeure inaccessible à une grande partie de la classe moyenne. La nouvelle Loi de finances en cours d’application soutiendra la redynamisation du secteur mais ce programme public ne suffira pas à répondre à toute la demande du pays, sachant qu’il existe un déficit en moyenne de 100 000 logements au niveau national. Il sera, de fait, nécessaire de lancer d’autres initiatives ayant pour objectif de booster la croissance du secteur immobilier algérien.