Focus de la semaine du 02/08/2010

Trois ans après y avoir injecté quelque 120 MDH, notamment pour apurer des pertes historiques par un coup d’accordéon, Cosumar vient à  nouveau de renflouer sa filiale, les Sucreries raffineries du Tadla (Suta).

Cosumar injecte 34 MDH dans sa filiale Suta

Trois ans après y avoir injecté quelque 120 MDH, notamment pour apurer des pertes historiques par un coup d’accordéon, Cosumar vient à nouveau de renflouer sa filiale, les Sucreries raffineries du Tadla (Suta). En effet, le capital de cette entité qui, en 2009, a fabriqué près de 100 mille tonnes de sucre blanc et réalisé un chiffre d’affaires supérieur à 400 MDH, a été hissé récemment de 70,4 MDH à 104,3 MDH. L’apport en découlant est destiné à consolider l’assise financière de Suta qui mène depuis 2008 plusieurs projets structurants («passage en blanc» de l’usine d’Ouled Ayad, accroissement de la capacité de production, mise en place d’une station d’épuration de la totalité des rejets liquides, certification SMI QSE…).
Rappelons que Suta a rejoint le giron d’Ona en 2005 dans le cadre de la privatisation des quatre sucreries publiques (Sunabel, Surac, Sucrafor et Suta) acquises par Cosumar au prix global de 1,4 milliard de DH. Depuis, la filiale de d’Ona s’est attelée au redressement opérationnel et financier de ses nouvelles sucreries, et ce, dans le cadre du programme de productivité Indimaje 2012.   

Addoha émet un emprunt obligataire de 2 milliards de DH

Le groupe Addoha vient d’obtenir le visa du Conseil déontologique des valeurs mobilères pour le lancement d’un emprunt obligataire de 2 milliards de DH. Durant la période du 29 juillet au 3 août, 20 000 obligations d’une valeur nominale unitaire de 100 000DH seront commercialisées auprès de CDG capital, Attijariwafa bank, BMCE Capital et BMCE Bank. L’émission est uniquement réservée aux OPCVM et aux investisseurs institutionnels, et sa maturité est de 5 ans. Elle comporte quatre tranches dont deux (cotée et non cotée) à un taux fixe de 3,88% augmenté d’une prime de risque de 130 points de base. Les deux autres tranches (cotée et non cotée également) seront indexées sur le taux des bons de trésor à 52 semaines, révisable annuellement et augmenté d’une prime de 120 points de base.
Notons que l’opération vise à rembourser l’emprunt obligataire par placement privé que la société a contracté en 2009, pour un montant de 1,5 milliard de DH, et qui arrive à terme le 13 août 2010. L’émission a également pour objectif de refinancer une dette bancaire arrivée à échéance pour un montant de 500 millions de DH.

BMCE Capital recommande d’accumuler le titre Cartier Saâda dans les portefeuilles

Les analystes de BMCE Capital Bourse se montrent plus confiants quant aux perspectives du titre Cartier Saâda. La société ne recommande plus seulement sa conservation, mais préconise désormais son accumulation dans les portefeuilles. Cette position s’accompagne d’un nouveau cours cible de 22,70 DH pour la valeur, au lieu de 18,20 DH établit en mars dernier. La révision à la hausse de sa valorisation s’explique par l’impact estimé des investissements futurs sur la performance commerciale de la société.  En effet, Cartier Saâda prévoit de réaliser une levée de fonds vers la fin de l’année 2010 qui a pour objectif l’augmentation de ses capacités de stockage à
10 000 tonnes pour les olives à l’horizon 2015, afin de profiter de la fin prévue de la Politique agricole commune (PAC) financée par l’Union Européenne. La politique procure actuellement un avantage compétitif important pour les différents concurrents de la société, notamment les Espagnols. Elle projette également de financer les activités de sa nouvelle filiale Agri-Olives, et acquérir éventuellement un concurrent de la place.