Distrisoft réussit son entrée en Bourse

Ce chiffre, indiquant la réussite de l’opération pour ses initiateurs, a été fièrement annoncé lors de la cérémonie de première cotation de la société, organisée mardi 26 septembre.

33,52. C’est le nombre de fois que l’opération d’introduction en Bourse de Distrisoft a été sursouscrite. Ce chiffre, indiquant la réussite de l’opération pour ses initiateurs, a été fièrement annoncé lors de la cérémonie de première cotation de la société, organisée mardi 26 septembre. La cinquième entreprise à s’introduire en 2006 a rejoint en effet le secteur «Matériels, logiciels et services informatiques» à la Bourse de Casablanca.

L’opération a rencontré un engouement de la part du public, vu le nombre de sur-souscriptions. Les
110 000 actions offertes (dont 76 387 par cession et 33 613 par augmentation de capital) ont été confrontées à une demande de 3 545 souscripteurs qui a dépassé les 3,68 millions de titres. Le montant s’est établi de ce fait à près de 2,2 milliards de dirhams pour une offre de 65,45 millions uniquement. Ce qui donne un taux moyen de satisfaction de 2,98% seulement.
En présentant les résultats techniques de l’introduction, le chef de file de l’opération a précisé que Distrisoft a suscité l’intérêt tant des particuliers que des investisseurs institutionnels. La demande des personnes physiques s’est élevée en effet à 2,47 millions de titres, soit 67,2% de la demande globale. Elle a été suivie par celle des OPCVM qui a totalisé 667 500 actions, soit 18,1% de la demande. Par ailleurs, en présentant les résultats par type d’ordre, on constate que ce sont les ordres dits de « type III» (ordres supérieurs à 1 700 actions) qui a drainé le plus de demandes, avec 2,13 millions d’actions demandées pour 55 000 offertes. Le type d’ordre II a drainé une demande de 1,55 million de titres pour 49 500 actions offertes. Les taux de satisfaction par type d’ordre ressortent de ce fait à 3,20% pour le deuxième et 2,58% pour le troisième.

Les indicateurs semestriels du CIH sont tous au vert

Le Crédit immobilier et hôtelier (CIH) peut se réjouir des résultats qu’il a réalisés au titre de ce premier semestre 2006. C’est en effet le premier exercice, depuis plusieurs années, qui fait ressortir une situation nette positive. De plus, tous les indicateurs d’activité et de résultat de l’organisme affichent des progressions honorables, traduisant l’effort déployé en matière de redressement.
En effet, le total bilan du CIH s’est établi à 20,5 milliards de dirhams au 30 juin 2006, en évolution de 6% par rapport à fin décembre 2005. Concernant les créances sur la clientèle, elles se sont établies à 15,9 milliards de dirhams. Elles incorporent une hausse de l’encours des créances saines de 2% et un repli des créances en souffrance de 6%. Quant aux dépôts, ils ont progressé de 4% par rapport à décembre 2005. Ils ressortent au 30 juin à 11,3 milliards de dirhams. La situation nette du CIH a donc été ramenée de – 1,17 milliard de dirhams au 31 décembre 2005 à + 928 millions de dirhams six mois plus tard.

Si au niveau bilantiel la situation a été assainie, le compte d’exploitation du CIH affiche, lui aussi, une nette amélioration. En effet, la marge d’intérêt de la banque est passée de 290 millions de dirhams en 2005 à 458 millions en juin 2006, soit une progression importante de 58%. De même pour le Produit net bancaire qui a crû de 47%, passant de 368 à 540 millions de dirhams. Le résultat brut d’exploitation, lui, a fait un saut spectaculaire, passant de 97 millions de dirhams en décembre 2005 à 300 millions en juin 2006, soit près de 210% de croissance. Enfin, le résultat net du CIH est passé au vert en atteignant 247 millions de dirhams, contre un déficit de 735 millions en décembre 2005.

Par ailleurs, le conseil d’administration, qui a arrêté les comptes semestriels, a adopté également le principe de la modification du mode de gouvernance du CIH, pour passer de la SA à Conseil d’administration à la SA à Directoire et Conseil de surveillance.