Belle prestation pour les holdings cotés malgré un contexte difficile

Le secteur des holdings s’en est bien tiré au terme de l’exercice 2014, avec un bénéfice global en hausse de 34% par rapport à  2013, à  128 MDH.

Delta holding a augmenté ses profits de 7,2%, à 154,5 MDH, alors que Zellidja a réduit son déficit à 26,5 MDH alors qu’il se situait à -48,5 MDH.
Cela n’est pas redevable au redressement de l’activité du secteur. Le chiffre d’affaires a en effet baissé de 3,4%, à 2,4 milliards de DH. Les revenus de Delta Holding se sont établis à 2,4 milliards de DH, en recul de 7,4% en raison des retards de paiement des clients (administrations publiques et collectivités territoriales) et ce, en dépit d’un carnet de commandes renforcé à 4,7 milliards de DH. Toutefois, grâce à l’appréciation du résultat d’exploitation de 5,4% couplé à l’allègement du déficit financier, le résultat net part du groupe est ressorti en croissance de 7,2%, à 154,5 MDH.

De son côté, Zellidja ne sort toujours pas la tête de l’eau à cause de la situation défavorable de ses deux filiales. SFPZ continue de faire les frais de l’arrêt de son activité qui dure depuis mars 2011. Notons que les tentatives du management de relancer l’activité, à travers la mise en location de son unité industrielle, ont été vouées à l’échec. Fenié Brossette a pour sa part accumulé les déficits malgré le développement de nouvelles activités dans l’automobile et les véhicules industriels. En tout cas, la société n’a plus distribué de dividendes depuis 2011. Ainsi, avec un résultat déficitaire de 46,4 MDH pour Fenié Brossette et de 39,6 MDH pour la SFPZ, le holding a tout de même réussi à ramener son déficit à 26,5 MDH contre -48,5 MDH un exercice auparavant. C’est grâce surtout au résultat financier qui a quintuplé sur une année, à 10 MDH.