Bank Al-Maghrib cède sa participation dans le capital du CIH

12,96% du capital de la banque cédés sur le marché de blocs à  216 DH l’action.
BAM se conforme ainsi à  ses nouveaux statuts, malgré qu’il
disposait d’un délai de trois ans.

Et voilà  un premier sortant du capital du Crédit immobilier et hôtelier (CIH), après l’OPA qu’a initiée la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) fin 2005. Il s’agit de la Banque centrale, Bank Al-Maghrib (BAM), qui, à  la surprise générale, a vendu les 12,96% qu’elle détient dans le CIH sur le marché de blocs à  un prix unitaire de 216 DH. Une opération qui s’est chiffrée à  quelque 1,22 milliard de dirhams.
L’objet de cette transaction? Le souci de BAM de se conformer à  ses nouveaux statuts qui lui interdisent de détenir des participations dans les banques commerciales.

La CDG passe à  70% dans le capital du CIH
Ces nouvelles dispositions étant entrées en vigueur au début de 2005, la banque centrale disposait d’un délai de trois ans afin de s’y conformer, ce qui lui laissait le temps de profiter du renchérissement du cours de l’action CIH, que tout le marché financier considère comme une valeur à  fort potentiel de croissance à  moyen et long terme. C’est la raison pour laquelle le marché a été supris à  l’annonce de cette opération, surtout que ni le CIH ni BAM n’y avaient fait allusion.

Maintenant que c’est fait, on se demande pourquoi BAM n’a pas vendu ses parts avant, comme l’ont fait la BCP, la BMCE, Axa ou encore la SCR. La BCP et la SCR, par exemple, avaient vendu au prix de 55 DH l’action, un prix ridiculement bas par rapport aux 216 dirhams engrangés par BAM sur ses parts.

Certains considèrent que les anciens actionnaires devaient sortir à  un prix égal, mais rien en effet n’oblige un actionnaire à  participer à  une offre qui ne l’intéresse pas.

Par ailleurs, les 216 DH sont inférieurs aux 300 dirhams que cote l’action CIH à  la Bourse. Néanmoins, BAM a réalisé une excellente transaction.
L’acquéreur est bien évidemment la CDG, dont la part sera portée de 57,55% qu’elle détenait à  plus de 70% du capital du CIH.