Agriculture
Vidéo. SIAM: Ces start-up de l’agro qui font notre fierté
Des innovations à la pelle et des solutions plus utiles les unes que les autres. La pavillon Village start-up du SIAM attire plusieurs personnes. Sélection de trois coups de cœur par nos soins.
Le pavillon Village start-up est la grande nouveauté de cette édition du SIAM. Une trentaine de start-up se rencontrent pour exposer leur expertise, leur innovation et leur valeur ajoutée dans le secteur agricole. L’objectif est d’améliorer les rendements des cultures et leur efficience.
Un pôle qui regorge de nouveautés technologiques, allant de l’agtech à la foodtech, en passant par la greentech et le watertech. Autant de thèmes représentés «physiquement» pour une meilleure agriculture, en adaptation avec les changements climatiques depuis quelques années et l’évolution de la conjoncture nationale et internationale. Il faut dire que les solutions exposées vont le droit fil de l’économie de l’eau et de l’énergie, de l’utilisation intelligente des appareils et des intrants et aussi de l’amélioration des cultures.
Des drones sont présentés, des appareils d’irrigation, de mesure de la température du sol, de la pression d’eau et du taux d’humidité dans la terre, d’autres de comptage de nombre de fruits par arbre donnant ainsi une estimation de la récolte, des intrants à base d’insectes, du recyclage de résidus pour en fabriquer des fertilisants. Même des outils permettant de recenser les mouches dans des arbres sont exhibés… De plus, des incubateurs sont présents également afin d’exposer leur accompagnement à la création de start-up.
D’ailleurs, «c’est Green Open Lab qui est derrière cette initiative de rassembler toutes les start-up à cet évènement», signale Hafid Amellouk, coordonnateur de ce pavillon et responsable d’activité à Arwa Solutions, une start-up spécialisée dans les systèmes d’irrigation. En fait, c’est un système novateur qui complète celui de l’irrigation traditionnelle en goutte-à-goutte. «Il est composé de trois tags qui indiquent aussi bien la tension de l’eau, que l’humidité du sol, la température et la salinité du sol», ajoute Hafid Amellouk.
De l’iA à fond
Une autre start-up retient l’attention. Il s’agit de PCS Agri qui se base sur l’intelligence artificielle pour proposer plusieurs solutions dont la détection de la tomate cerise allongée selon la couleur et le calibre. Elle offre ainsi une estimation du rendement avant la récolte. La 2e consiste en des pièges à lumière, à installer la nuit pour attirer les ravageurs.
Tahar Hamdani, CEO de la start-up, précise qu’il est préférable d’installer cette solution à chaque hectare, pour une meilleure efficacité. La 3e qui rejoint la 2e solution concerne des pièges connectés. Ce sont les mêmes outils utilisés contre les insectes comme le delta et l’entonnoir mais avec des caméras embarquées et des micro-contrôleurs pour le suivi des captures de ravageurs. Encore plus particulière, Shrimp Green Water est une start-up qui consiste à produire des filtres à partir des déchets de crevettes.
Le but est de produire un filtre qui peut éliminer l’excès de sel, des métaux lourds et d’autres polluants. Non seulement cela, «le reste des déchets de crevettes non utilisé est valorisé pour en produire des bio-fertilisants», explique Nadia El Adlani, co-founder de la start-up qui a été incubée par le marocain EBF Green et l’américain Near East Founder (NEF). D’ailleurs, la start-up a gagné plusieurs prix, dont la première place au hackaton organisé par NEF et celui de Morocco Water Peace organisé par Enactus en partenariat avec Les Eaux Minérales d’Oulmès.
