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RNI-PPE : Un partenariat dynamisé par l’implication des femmes
Les femmes du RNI et du Parti populaire européen se sont réunies, du 25 au 29 septembre dernier à Marrakech, pour discuter de thèmes dont la sécurité, l’énergie, le climat, les conflits… et surtout le rôle de la femme dans la résolution des défis actuels.
L’émancipation de la femme, son autonomisation, son rôle dans un développement durable et inclusif des économies dans le monde entier ont été discutés lors de la tenue de l’académie d’automne du Parti populaire européen (PPE), évènement organisé en partenariat avec le RNI et la Fondation Konrad-Adenauer-Stiftung. Le partenariat entre le Parti de la colombe et l’PPE remonte à 2018 et les efforts ne cessent de se multiplier afin de rehausser l’importance du dialogue interculturel et de la coopération Nord-Sud face aux défis contemporains.
Les femmes leaders de chaque parti se sont ainsi réunies, à cette occasion, pour la première fois en dehors de l’Europe, à Marrakech. Ce qui témoigne de la position stratégique du Maroc et de son engagement en faveur du leadership féminin. D’ailleurs, la contribution du RNI a été fortement saluée par l’EPP Women, en termes de promotion de la femme dans la société, de soutien à son émancipation économique et de défense des droits humains. «La confiance mutuelle entre les deux partis est bâtie sur des valeurs communes et une vision partagée pour l’avenir», a souligné Mariya Gabriel, première vice-présidente du PPE.
Des synergies à développer
Justement, le Maroc joue un rôle crucial à plus d’un titre. Que ce soit dans le domaine de la sécurité, de l’immigration, de la transition climatique, ou de l’énergie, le Royaume a en effet toujours été précurseur et s’est même érigé en modèle dans certains secteurs phares. Et ce sont ces thématiques qui ont été discutées dans la ville ocre, du 25 au 29 septembre dernier.
Les défis sont multiples et le Maroc, comme tous les pays du monde, est confronté à des enjeux importants. D’où l’intérêt de converger les visions et les efforts pour assurer un développement favorable des deux continents.
Il faut dire que le potentiel reste encore immense, comme l’atteste l’organisation conjointe de la Coupe du monde 2030 entre le Maroc, l’Espagne et le Portugal, qui représente «une opportunité historique pour le développement du pays ainsi que pour le renforcement des liens entre le Nord et le Sud», annonce Amina Benkhadra, directrice générale de l’Onhym et présidente de la Fédération nationale des femmes Rnistes. Et d’ajouter : «Cet événement représente un symbole puissant de coopération entre trois nations de deux continents différents. Il ouvre également des perspectives de développement en matière d’infrastructure, de tourisme et d’échanges commerciaux».
Le Maroc a toujours constitué un pont entre l’Afrique et l’Europe. Le projet du gazoduc Nigéria-Maroc constitue, à ce titre, la vocation du Royaume à devenir un pont énergétique et économique entre l’Afrique et l’Europe. «Ce projet, le premier de cette ampleur à être véritablement transcontinental, offre à l’Europe une alternative stratégique pour renforcer sa sécurité énergétique tout en consolidant ses liens avec l’Afrique», précise Benkhadra.
C’est ainsi que Nadia Fettah, ministre de l’Économie et des finances, a mis en avant l’importance de la politique européenne de voisinage, qui s’est matérialisée avec plus de 15 milliards d’euros investis entre 2014 et 2022 à travers des instruments de financement diversifiés et une coopération multisectorielle structurée. «Nous saluons également la mise en place du nouvel instrument portant sur la coopération de l’UE avec les pays de son voisinage, doté d’une enveloppe de plus de 19 milliards d’euros pour les pays de l’Est et du Sud, ainsi que l’adoption d’un nouvel agenda pour la Méditerranée avec la nomination prochaine d’un commissaire européen qui sera chargé de la Méditerranée», précise la membre du RNI.
Vers un nouvel agenda Maroc-UE
Bien qu’intéressants et salutaires, des efforts restent à faire pour atteindre véritablement les objectifs de cette politique de voisinage, notamment réduire l’écart de développement entre les deux rives et promouvoir les économies des deux parties. «Ainsi, serait-il souhaitable que les instruments financiers soient davantage adaptés aux enjeux spécifiques de la Méditerranée et que les collaborations régionales se développent dans les domaines prioritaires que sont la gestion des ressources hydriques et la transition énergétique et numérique», espère Nadia Fettah. C’est dans ce sens que Rozàlia Biro, présidente de l’EPP Women, a souligné la nécessité de réfléchir à des solutions pour renforcer le partenariat avec les voisins, tout en mettant l’accent sur l’importance du rôle que le Maroc a à jouer dans la dynamique des relations entre le Nord et le Sud. Se dirige-t-on vers un nouvel avenir des relations maroco-européennes ? Certainement.
Appel à la réduction du déficit genre
Le Royaume continue de placer l’émancipation des femmes au centre de sa stratégie de développement, avec une législation de plus en plus favorable à leur insertion dans le marché du travail et leur participation à la prise de décision. «Aujourd’hui, les femmes représentent 41,22% des employés du secteur public, et la proportion de femmes dans des postes décisionnels a atteint 28,17%», souligne Nadia Bouaida, parlementaire et présidente de l’Organisation de la femme Rniste à la région Guelmim-Oued Noun. Toutefois, des efforts restent à faire. À l’échelle mondiale, près de 2,4 milliards de femmes n’ont toujours pas accès à des opportunités économiques égales. «Près de 360 milliards de dollars sont nécessaires pour atteindre l’égalité des sexes d’ici 2030. Nous devons plaider pour des politiques qui favorisent la participation économique des femmes et soutiennent l’entrepreneuriat féminin».

