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Vidéo. RNI: De la légitimité électorale à la légitimité des réalisations

L’exposé politique de Aziz Akhannouch, président du RNI, lors de la session ordinaire du conseil national, a tracé le fondement de l’approche qui est la sienne: Agir dans l’écoute et la concertation. Le bilan mi-mandat parle de lui-même.

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La régularité. Voilà un mot qui décrit bien le mode de fonctionnement du RNI, depuis quelques années déjà. Et ses dirigeants ne manquent pas d’occasions pour le réaffirmer. C’était, d’ailleurs, le cas samedi 17 février, lors de la tenue de la session ordinaire du conseil national. D’autant plus qu’un parti politique qui se respecte se doit d’abord d’honorer ses statuts et son règlement. C’est ce que fait la formation de la Colombe en tenant régulièrement les réunions de ses instances dirigeantes, plus particulièrement le bureau politique et les sessions de son «parlement». D’ailleurs, dans son exposé politique à l’ouverture des travaux du conseil national, le président, Aziz Akhannouch, s’est fait fort de rappeler que son parti, depuis le 6e congrès en 2017, tient au respect scrupuleux de ses rendez-vous organisationnels. Or, cela fait partie d’un système de gouvernance global. Lequel système, et Akhannouch le relèvera, englobe également la «gestion financière transparente» du RNI, qui en a fait «un modèle».

De la même manière qu’elle est «une référence dans la gestion politique de l’institution partisane avec la participation de tous dans la décision politique», soulignera-t-il. Et cette session, qui «constitue un moment politique majeur», participe du modus operandi du Rassemblement national des indépendants. Lequel est basé «sur l’écoute attentive» des militantes et des militants de base représentés par «leurs élus» au niveau du «parlement» du parti, qui sont leurs porte-voix. Un exercice politique aussi qui s’est matérialisé tout le long de l’année dernière par l’organisation des forums des élus dans les douze régions du Royaume. Et parce qu’un parti politique n’est pas qu’une machine à envoyer des élus dans les instances représentatives, nationales ou territoriales, il a également pour mission l’encadrement des citoyens. La tenue, justement, desdits forums relève de ce dispositif d’encadrement. Un dispositif où il s’agit de «remonter» les préoccupations et les attentes des citoyennes et des citoyens. Et ce, en vue d’«élaborer des réponses».

Dans son allocution, Akhannouch n’a pas manqué de réitérer la nécessité de continuer le travail sur le terrain auprès des populations. Cela s’appelle l’action de/et dans la proximité.

Engagements actés
Le président du RNI a, en outre, saisi l’occasion, mais cette fois sous sa casquette de chef de l’Exécutif, pour passer en revue les réalisations du gouvernement, à mi-mandat. Il citera, à ce propos, les leviers des actions qui versent dans la consolidation des fondements de l’État social, ce «choix stratégique qui concerne toutes les catégories et familles marocaines». À commencer par le passage à l’acte du «programme royal relatif à l’aide directe». Une «réalisation révolutionnaire» allant dans le sens de garantir la dignité et atteindre la justice sociale et la protection de la famille marocaine des aléas de la vie, étaiera-t-il. Un engagement qui a été acté dès décembre 2023, rappellera le chef de file du RNI, et dont ont pu bénéficier 2,6 millions de ménages en percevant, début février, entre 500 et 1.200 dirhams mensuellement.

Sur le front de la facilitation de l’accès au logement, Daam Sakan est sur les rails. D’ores et déjà, on compte plus de 48.000 citoyennes et citoyens qui ont déposé, sur la plate-forme consacrée, leurs demandes pour bénéficier du soutien de l’État. La santé n’est pas en reste, puisque le gouvernement, outre la mise des structures d’accueil et la construction de nouvelles, a accéléré la cadence en matière de couverture sanitaire. Un chiffre ? Fin 2022, 11 millions de citoyens ont été pris en charge dans le cadre du programme AMO Tadamon, et c’est l’État qui honore les cotisations mensuelles pour un montant de 9,5 milliards de dirhams.

Akhannouch s’est également appesanti sur le travail abattu sur le front de la réforme du système éducatif. L’année 2023 y a été d’ailleurs consacrée et s’est couronnée, nonobstant les difficultés qui ont déteint sur la rentrée scolaire, par la mise en œuvre des «cadres organisationnels» devant permettre d’aller de l’avant. Le tout avec les leviers sur lesquels s’appuient les principes de la concertation et du dialogue avec les partenaires sociaux, dans ce cas précis les «syndicats responsables» dont Akhannouch n’a pas manqué de louer le «sens patriotique» et le fait d’avoir mis en prime «l’intérêt supérieur du pays» avant toute autre considération.

Certes, tous les acquis engrangés, les engagements et les promesses tenus, les chantiers ouverts et qui avancent traduisent la volonté «agie» de l’Exécutif d’aller de l’avant, mais le président du RNI s’engage à mettre le turbo au cours de la deuxième partie du mandat. Et ce sur la base d’un état d’esprit positif en vue de poursuivre la marche du développement tout en se préparant pour faire face aux défis qui se profilent à l’horizon. Le président du RNI et chef du gouvernement a bien le droit de parler de «la légitimité des réalisations».


Agir dans la cohésion

Depuis le début du mandat de l’actuel gouvernement, la majorité a fait preuve d’une cohésion exemplaire. En bonne intelligence, la coalition tripartite (RNI-PAM-PI) avance sur le chemin des réalisations. En effet, contrairement
aux «tiraillements» qui ont marqué les précédentes expériences, la majorité est soudée, avec pour unique souci la mise en pratique des engagements pris vis-à-vis des Marocaines et des Marocains. Et Aziz Akhannouch a mis cet état d’esprit en exergue dans son exposé politique.

Ce qui constitue «un acquis» qui a justement permis à l’Exécutif les réalisations – sur différents fronts – qu’on connaît. L’élan, qui devra être imprimé aux années à venir, marqué par «un nouveau souffle», n’en sera que plus renforcé.