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Dossiers Spéciaux

En Couv’. Casablanca à l’horizon 2030 !

On ne compte plus les chantiers en cours de réalisation dans la métropole. Ils sont multiples et se complètent et tendent à changer le visage de la ville. «La Vie éco» crée le débat et fait réagir les responsables.

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Tout doit être bouclé en cinq ans, voire une bonne partie un peu avant. L’échéance de 2030 est un cap. Un défi à relever. Mine de rien, la Coupe du monde s’approche. Et avec, ce sont d’innombrables chantiers qui sont en cours de réalisation. Certes, le Royaume en général et Casablanca en particulier n’ont pas attendu la candidature tripartite, en compagnie de l’Espagne et du Portugal, pour se lancer dans des programmes de transformation sans précédent.

 

Effervescence et Métamorphose
La conférence-débat organisée par «La Vie éco», avec la participation de hauts responsables (lire pages suivantes), et en présence de plusieurs personnalités du monde des affaires et autres présidents des arrondissements de la métropole, a permis de jeter la lumière sur les différentes facettes de cette métamorphose à laquelle on assiste et qui, à coup sûr, donnera un nouveau visage à la ville blanche pour qu’elle puisse mériter son éponyme de Dar Al Baïda. La grande opération de ravalement des façades des immeubles au centre-ville fait partie de ces efforts pour redonner son lustre à la métropole.

Tous les intervenants étaient unanimes à relever que la Coupe du monde 2030 est «un accélérateur», puisque la machine a été mise en branle bien avant. Pour preuve, ils ont souligné que le Royaume en général et sa capitale économique en particulier avancent sur les tracés prévus dans les différents plans de développement. Et c’est à tous les étages que ça bouge. D’autant qu’avant 2030, Casablanca sera aussi sous les projecteurs à l’occasion de la CAN 2025. Une échéance qui constituera un test grandeur nature pour mesurer le chemin qui sera d’ici là parcouru, mais aussi d’apporter les réajustements nécessaires à l’horizon du Mondial.

Mobilité, espace public
Mais s’il y a un dossier qui retient particulièrement l’attention, c’est bien celui de la mobilité et son corollaire de transport en commun. Loin est le temps de la vétusté des bus. La métropole dispose, depuis 2012, d’un maillage assez dense à la faveur du déploiement des lignes du tramway. En cours de route, il y a du renfort sous peu. Et ce, avec la mise en service des T3 et T4. À cela, il faudrait, aussi, ajouter les 24 kilomètres que couvre le BHNS. À terme, le ferroviaire sera de la partie avec le projet du RER, de même que le projet du métro revient au-devant de la scène. Outre ces infrastructures, d’autres actions sont menées, dont notamment la libération de l’espace public, le projet de la plateforme agroalimentaire, la délocalisation de Derb Omar, la création et la réhabilitation des espaces verts, le travail sur une offre culturelle et d’animation plus conséquente. Autant dire que cette nouvelle étape dans le processus de développement de la métropole est attendue pour marquer une rupture dans son récit. Les détails à travers les propos des décideurs.