Pouvoirs
Aide directe : 4 millions de familles bénéficiaires, 12 millions de personnes touchées
Aujourd’hui, pas moins de quatre millions de ménages bénéficient de l’aide directe. Fait marquant, on compte un million de personnes âgées parmi les bénéficiaires. Plus encore, tous les enfants scolarisés dont les familles perçoivent cette aide continuent d’aller à l’école.
Le programme d’aide sociale touche aujourd’hui environ 4 millions de familles. Ces familles représentent près de 12 millions de personnes.
Selon le chef du gouvernement, il y a environ 1 million de personnes âgées de plus de 60 ans qui bénéficient du programme. Initialement, l’âge d’éligibilité était fixé à 65 ans, mais il a été abaissé à 60 ans pour permettre à un plus grand nombre de personnes d’accéder à cette aide et de pouvoir améliorer leur pouvoir d’achat.
Par ailleurs, et à l’occasion de la rentrée scolaire, environ 5,5 millions d’enfants reçoivent un soutien à travers ce programme. Cette aide a eu pour effet une amélioration des indicateurs liés à la scolarisation des enfants des familles aidées, contribuant à réduire le taux d’abandon scolaire.
En outre, des aides sont également accordées aux orphelins et à d’autres catégories vulnérables. Particulièrement les veuves. Dans ce cas précis, le chef du gouvernement a tenu à préciser, dans le cadre de l’ancienne formule de l’aide sociale, que seules les veuves avec enfants pouvaient bénéficier d’une aide de l’État. Aujourd’hui, même celles qui n’ont pas d’enfants peuvent en bénéficier. Cela a d’ailleurs été démontré par les chiffres. Auparavant, à peine 75.000 veuves recevaient de l’aide. Ce nombre est passé actuellement à presque 300.000 veuves.
Il faut dire que le gouvernement accorde une grande attention à ce programme et veille à ce que l’aide soit distribuée de façon juste et équitable.
Le programme d’aides directes ne connaît donc aucun dysfonctionnement. Le chef du gouvernement est catégorique. Pour lui, le mot «dysfonctionnement» est démesuré. Au contraire, c’est même une réussite. Son équipe continue de suivre ce dossier de près. «Nous avons, avec les ministres concernés par ce dossier, une réunion la semaine prochaine», annonce-t-il. Les bénéficiaires continuent de recevoir régulièrement le montant de l’aide qui leur est destinée.
Le processus est complètement automatisé, l’élément humain n’y intervient pas, assure Aziz Akhannouch. Les citoyens qui décident d’en bénéficier et qui remplissent les conditions requises n’ont qu’à s’inscrire sur la plateforme mise en place à cet effet. Et de souligner : «Je peux vous assurer que 97 à 98% des personnes qui font une demande d’aide reçoivent une réponse favorable. Ce qui ne veut pas dire que l’aide est accordée au premier venu.
«C’est plutôt parce que la quasi-totalité des demandeurs répond aux critères exigés». D’ailleurs, c’est le précédent gouvernement qui avait instauré l’indice d’éligibilité à l’aide sociale. Lequel indice n’est pas pour autant figé. Il est même perfectible. Mais sa révision nécessitera la réalisation d’enquêtes et d’études sociales. Ce que le gouvernement envisage de faire.