Villes sans bidonvilles, où en est-on ?

Début février, un des plus célèbres bidonvilles de Casablanca a été complètement éradiqué. Il s’agit de Douar Sekouila, un bidonville qui relève de la préfecture de Sidi Bernoussi.

Début février, un des plus célèbres bidonvilles de Casablanca a été complètement éradiqué. Il s’agit de Douar Sekouila, un bidonville qui relève de la préfecture de Sidi Bernoussi. En tout et pour tout, ce sont pas moins de 6 077 baraques qui ont été démolies.

Des baraques qui abritaient 7 332 familles et qui vont bénéficier de lots de terrain. Cette opération s’inscrit dans le cadre du programme «Villes sans bidonvilles». Un programme qui a été lancé en 2004 avec l’ambition de venir à bout des bidonvilles recensés dans 85 villes et qui concernent 348 400 ménages. La date limite de cette opération était fixé à 2010. Trois ans plus tard, les ambitions ont été revues à la baisse. Selon les derniers chiffres du ministère de l’Habitat, 70% des objectifs du programme ont été atteint.

Pour la seule année 2012, un total de 28 870 ménages ont été relogés après démolition de leurs baraques et plus d’«un million d’habitants ont vu leurs conditions de vie s’améliorer». Selon les prévisions du ministère pour l’année en cours, 13 villes vont être déclarées «Villes sans bidonvilles» en 2013. On retrouve dans cette «short list», Tanger, Tétouan, Settat, Sidi Kacem, Kelaât Sraghna… Ce qui va porter le nombre des villes sans bidonvilles à 62 !