La photo numérique : des possibilités infinies au service de l’image

L’engouement pour les appareils photo numériques gagne un public
de plus en plus large.
Il existe des gammes d’appareils pour amateurs, en même temps que
de véritables «bijoux», hautement professionnels, à
des prix encore prohibitifs.
Les appareils numériques sont en général simples d’utilisation.
Les plus sophistiqués, réglables, permettent
un nombre infini d’effets.

Sur le marché des appareils photo numériques, il n’y a pas de mystère : les quatre grands qui se suivent au coude à coude étaient déjà de très grands fabricants d’appareils «argentiques» (entendez par là des boîtiers utilisant des films traditionnels). Quatre grands, même si les uns se sont lancés plus tôt que les autres dans la course au numérique. Olympus, le Japonais, leader mondial et les trois autres : Canon, Minolta et Nikon. Quatuor de marques de prestige auxquelles Sanyo, Panasonic (ce dernier plus performant dans le domaine des caméras), Sony, Samsung ou, dans une moindre mesure, Hewlett Packard, ont emboîté le pas dans un marché à la progression exponentielle.

Les prix baissent de 20 à 30 % par an
Et pour cause : inversement proportionnels à la sophistication de plus en plus poussée de la technologie (essentiellement japonaise), les coûts de ces petites merveilles dégringolent vertigineusement (de 20 à 30% environ par an), bien que le prix de certains appareils, hautement professionnels, continue à crever le plafond. Mais il n’est pas interdit de rêver et, avant de revenir sur terre, de saliver devant le Eos 1 Ds de chez Canon , un reflex numérique qui, avec ses 11,1 millions de pixels, laisse loin derrière ses concurrents les plus ambitieux qui plafonnent en général – et ce n’est déjà pas si mal – à 7,7 millions de pixels. Destiné avant tout aux professionnels (photographes de mode, grands reporters, mais aussi artistes très éclairés), il permet à son utilisateur tous les réglages possibles, encore interdits à d’autres appareils à haute performance. Mais revenons sur terre. «Le canon Eos 1 Ds, souligne M. Olivier Renard, chef de produits périphériques chez Matel, est vendu au Maroc uniquement sur commande, au prix de… 100 000 DH».
Mais quels sont donc les avantages des appareils numériques sur leurs prédécesseurs argentiques ? Pour Aziz Benzerouk, vice-président de la société Latco, il n’y a pas que le coût qui justifie l’engouement d’un public de plus en plus large. «Il y a aussi l’économie de temps permise par des appareils autorisant un contrôle immédiat des images, grâce aux écrans couleurs qui permettent de visualiser dans l’instant même les images enregistrées, et de les diffuser quasi instantanément aux quatre coins du monde. Il y a également la qualité même de ces images et, évidemment, la possibilité de connexion avec un ordinateur (ou même un simple poste de télé) qui offre un large éventail de traitements des photos. A cela, il faut encore ajouter le fait que les images ne s’altèrent pas avec le temps et peuvent être conservées indéfiniment.» En fait, contrairement à une idée reçue ou transmise par les adeptes de la photo traditionnelle, les appareils numériques, selon la gamme à laquelle ils appartiennent, offrent des possibilités infinies, à commencer par leur capacité de stockage d’un nombre d’images toujours plus important. Aujourd’hui, on peut prétendre jusqu’à 1 Giga de mémoire, ce qui représente plusieurs milliers de photographies. De quoi donner le vertige.

Le Canon Eos Ds coûte la bagatelle de 100 000 DH
Plus simplement, il existe des gammes entières d’appareils photo numériques qui s’adressent au simple profane comme à l’amateur éclairé ou au professionnel le plus exigeant. Olympus, avec sa série Camédia, répond aux besoins de tous et pour des prix abordables, tout au moins pour les premiers compacts proposés par le fabricant japonais. A partir de 1 950 DH, on peut s’offrir le Camédia C-150 qui, avec ses 2,1 millions de pixels, présente une définition d’image tout à fait honorable. Doté d’un zoom numérique 2,5X, d’une carte mémoire de 16 Mo, il est capable de stocker 165 images. C’est un appareil très satisfaisant pour de jeunes amateurs. Il est, bien sûr, capable comme tous les autres appareils numériques, d’enregistrer de courtes séquences vidéo, «mais ce n’est pas là, poursuit M. Benzerouk, la fonction dans laquelle il excelle.» En milieu de gamme (6 400 DH), le Camédia MJU 300, avec un zoom numérique de 15X et une résolution de 3,3 millions de pixels. Très ergonomique, ce boîtier blindé métallique, avec protection contre la pluie et l’humidité, peut être équipé d’un caisson étanche pour la photo sous -marine, offrant une résistance à une pression d’eau de 40 mètres. Le MJU dispose d’une carte mémoire de 100 photos.
«Ce qui distingue un appareil pour amateurs d’un appareil professionnel, souligne M. Benzerouk, tient essentiellement au fait que, si le premier est entièrement automatique et donc d’une grande facilité d’utilisation, le second possède des possibilités de réglage, comme celui de la vitesse d’exposition et de l’ouverture du diaphragme, qui permettent la réalisation de multiples effets. Toutes les modifications sont désormais possibles, tous les trucages… mais le fin du fin, pour le professionnel, c’est l’objectif réflex, Car c’est exactement ce que voit l’objectif qui est transmis par le viseur.» Canon et Olympus sont, à ce titre, les marques les plus performantes, stimulées par une technique éprouvée sur les meilleurs appareils «argentiques». Avec le E20 P, à écran LCD rotatif, Olympus propose un objectif réflex 35-140 mm et 7,7 millions de pixels de résolution. Fonctionnant en mode manuel et automatique, il peut, grâce à ses deux cartes mémoire, stocker jusqu’à 250 photos et dispose d’une sortie flash externe. Il coûte 16 500 DH. Est-il besoin de préciser que les appareils photos numériques sont aussi performants pour le noir et blanc que la couleur, avec des traitements spéciaux en couleur sépia ? A ce prix-là et avec de telles prouesses, plus d’excuses pour rater ses photos !