La campagne de solidarité a rapporté

Pour la campagne de 2003, les montants collectés s’étaient élevés à 118 MDH
Les financements d’actions de la fondation se sont montés à 47 MDH et la vente des badges a rapporté 7,5 MDH en 2004.

En proclamant les résultats de la 7e campagne nationale de solidarité, lundi 20 décembre, les membres de la Fondation Mohammed V pour la solidarité arboraient une satisfaction légitime. 170 190 382 dirhams recueillis au titre de l’année 2004, une belle moisson. Plus abondante que celle de 2003, où les montants collectés s’élevaient à 118,3 MDH. Sur la somme évoquée, précise le rapport, près de 113 MDH émanent de :
– la vente des timbres : 3, 5MDH ;
– vente des badges de solidarité : 7,6 MDH ;
– souscription publique : 10,3 MDH ;
– dons des membres du conseil d’administration et du comité de soutien permanent de la fondation : 91,6 MDH. Les financements d’actions de la Fondation se sont montés 47,1 MDH et les dons en nature à 10 MDH.
Au-delà des chiffres, s’impose une observation réconfortante : en dépit de l’indéniable montée du matérialisme, le citoyen marocain continue à cultiver, paradoxalement, ces valeurs rares que sont la générosité et la solidarité. C’est sur cet élan que s’est appuyée la Fondation Mohammed V pour la solidarité, dès sa constitution, en 1998 en vue de juguler l’exclusion sous toutes ses formes, particulièrement la détresse économique. Au vu de l’importance grandissante des collectes, il est indubitable que la fondation a réussi son pari au-delà des espérances.Grâce à cette nouvelle marque de générosité, la Fondation Mohammed V dispose d’un viatique qui lui permet de poursuivre son effort solidaire.
Celui-ci se décline selon trois axes. Le premier est la continuation des programmes mis en œuvre, lesquels ont trait au renforcement des équipements et à l’amélioration de la gestion, particulièrement par l’implication de nouveaux acteurs et la recherche de ressources complémentaires.
Le deuxième volet porte sur la formation professionnelle des femmes et des jeunes filles, l’intégration des jeunes en difficulté, l’insertion des handicapés, le développement d’activités génératrices de revenus, la constitution de banques alimentaires locales et le déploiement d’actions médicales de proximité. Enfin, comme la fondation tient à impliquer davantage les associations, le troisième pan de son plan d’action consiste dans l’affermissement de ses relations avec ces dernières.
Des actes solidaires à foison. Une fondation qui met du cœur à l’ouvrage. Des Marocains qui ont du cœur et le montrent. Cela réchauffe le cœur.

La jeunesse, symbole et préoccupation constante de la fondation.