«Il faut former des magistrats spécialisés pour préserver la dignité des femmes et des enfants !»

Questions à Zahia Ammoumou, Avocate au Barreau de Casablanca, consultante et membre de l’Association Tahadi pour l’égalité et la citoyenneté.

• Quelle lecture faites-vous de l’actuelle hausse du divorce ?
Nous assistons effectivement depuis 2004, à une augmentation du nombre de divorces. Une tendance due aux dispositions du nouveau code de la famille qui a introduit le Tatliq par Chiqaq qui a remplacé le Khoul3. La Moudawana a également introduit plus de souplesse dans les procédures, étant donné que la femme n’est plus tenue d’apporter les preuves des violences subies, de l’abandon du domicile conjugal par le mari pour pouvoir divorcer. Tout cela a contribué à raccourcir la durée de la procédure : aujourd’hui un divorce est prononcé dans un délai de trois à six mois contre 2 à 7 ans auparavant. Mais exceptionnellement pour les deux dernières années, la hausse est due à l’impact du confinement qui a entraîné des conflits ayant abouti à l’éclatement de la famille. On retiendra qu’actuellement le Tatliq arrive en tête, puisqu’il représente près de 70% des divorces prononcés.

• Quelles sont les mesures à prendre pour freiner cette tendance haussière ?

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