Des oublis et des imprévus…

Les fonctionnaires auraient préféré une autre procédure, plus sûre : le demandeur formule en premier lieu son intention de partir, le ministère, après étude de son dossier, lui donne le montant exact de son indemnité de départ, celui du salaire qu’il touchera pendant les années qui lui restent avant la retraite, et ses émoluments une fois arrivé à  l’à¢ge de la retraite.

Les fonctionnaires auraient préféré une autre procédure, plus sûre : le demandeur formule en premier lieu son intention de partir, le ministère, après étude de son dossier, lui donne le montant exact de son indemnité de départ, celui du salaire qu’il touchera pendant les années qui lui restent avant la retraite, et ses émoluments une fois arrivé à l’âge de la retraite. Une décision aussi capitale ne devrait pas être basée sur une simulation, protestent certains. Le demandeur, dans l’état actuel des choses, se propose de partir, le ministère peut donner son accord, mais le concerné ne sait pas exactement combien il va toucher. Ça risque de décrédibiliser toute l’opération et d’enlever au contrat son caractère égalitaire.
Autre inconvénient : les critères de choix ne sont pas clairs, ce qui pose un sérieux problème aux responsables quant à la sélection des candidats. Le clientélisme qui sévit dans l’administration aura son mot à dire et, selon des témoins, des enveloppes circulent pour «acheter» son départ volontaire. Chose que nous n’avons pas pu vérifier. Pour éviter les dérives, on se débrouille parfois avec les moyens du bord. Au niveau de la Faculté de droit de Casablanca, où une vingtaine de requêtes ont été enregistrées, une commission est créée sur demande du recteur, composée du doyen, des chefs de départements et de modules, qui aura à émettre son avis au cas par cas. «Le texte sur le départ volontaire s’est contenté d’énoncer le principe, mais il a omis de signaler les modalités et les critères, d’où une hésitation des professeurs», indique Mohamed Galaoui, professeur et membre de cette commission .