Sevrage tabagique, entre le médecin et son patient

Pour prendre en charge la dépendance tabagique.

L’étude «Stop Smoking, the opinion of physicians» ou «Tabagisme, l’avis des médecins», dont les résultats viennent d’être rendus publics récemment à Paris, est l’une des principales études réalisées sur les attitudes des médecins face au tabagisme et au sevrage tabagique dans la région du Maghreb, de l’Afrique et du Moyen-Orient. Cette étude a porté sur 699 médecins pratiquant dans 7 pays (Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte, Afrique du Sud, Arabie Saoudite et Emirats Arabes Unis). Selon l’étude, 59% des médecins estiment que c’est la responsabilité des patients de s’aider eux-mêmes à arrêter de fumer. Selon les résultats de l’étude «Stop», 25% des médecins interrogés estiment qu’ils ne sont pas suffisamment formés pour prendre en charge la dépendance tabagique, tout en étant convaincus que le soutien du médecin peut contribuer énormément à ce qu’un fumeur puisse cesser de fumer. La dépendance à la cigarette dépend de facteurs physiques et psychologiques difficiles à surmonter, il n’empêche que l’implication d’un médecin formé aux techniques de sevrage tabagique et en présence d’un fumeur motivé, sont deux conditions favorables, qui font que le sevrage tabagique est une responsabilité partagée entre le médecin et son patient.