Que signifie la médecine physique et de réadaptation ?

L’apport de cette spécialité dans la prise en charge des patients victimes de traumatisme crà¢nien.

La Société marocaine de médecine physique et de réadaptation (SOMAREF) organise son XIe Congrès national, samedi 17 avril à Casablanca, sur l’apport de cette spécialité dans la prise en charge des patients victimes de traumatisme crânien.

Les aspects épidémiologiques, la place du réanimateur, les  aspects cliniques et thérapeutiques, le point de vue du neurochirurgien, le parcours de soins des traumatisés crâniens sévères et les critères d’orientation en rééducation après la phase aiguë, l’apport de l’imagerie fonctionnelle à la phase séquellaire, la prise en charge rééducative, de la douleur, de la dépression et des troubles du comportement chez un traumatisé crânien, sont les principaux axes qui seront discutés lors de cette réunion de formation continue sur cette spécialité méconnue au Maroc.

Le devenir à moyen et à long terme, les facteurs pronostics, l’évaluation de la qualité de vie, l’expertise, l’étude de la souffrance des familles et des conflits entre équipe soignante et famille du  blessé ainsi que la préparation du retour à domicile d’une personne victime d’un traumatisme crânien et ayant eu la chance de bénéficier de séances de rééducation sont les autres volets qui seront débattus par une pléiade de spécialistes venus de France, d’Espagne et du Maroc.

Il faut savoir, indique le Dr Brahim Nimzilne, spécialiste en médecine physique, que les traumatismes crâniens sont la principale cause de mortalité et de handicap sévère avant 45 ans.

Les accidents de la voie publique en sont responsables dans 50% des cas, les autres causes sont les accidents sportifs et de travail, les accidents domestiques et les agressions. Pour le Dr Mohamed Taha, président de la Somaref, les manifestations cliniques dépendent de l’importance de l’impact sur le crâne et par conséquent sur le cerveau ainsi que des facteurs associés, notamment l’âge, les pathologies préexistantes ou autres  traumatismes associés.

Ce spécialiste en rééducation insiste sur le fait que les séquelles immédiates et à distance des traumatismes cranio-cérébraux risquent de grever l’avenir des victimes et de leurs familles avec un coût social et financier très élevé, particulièrement en l’absence de toute prise en charge immédiate par la médecine physique et de réadaptation. Et cela dès la phase de réanimation d’une victime d’un traumatisme crânien, jusqu’à son retour à domicile.