L’héroïne va-t-elle supplanter le cannabis ?

elle est en train d’envahir les villes du nord.

L’héroïne, cette drogue dure, est en train d’envahir les villes du nord du Maroc telles que Tétouan, Tanger, Nador et Larache et devient la drogue favorite des toxicomanes marocains à la place du cannabis. Cette réalité a été rappelée par le Dr Rachid Hassouni, psychiatre à Tanger. C’était lors d’une rencontre organisée à Rabat, le 14 avril, par le Centre national de traitement, de prévention et de recherche en addictions de l’hôpital Arrazi de Salé, sur le thème des droits des usagers de drogues au Maroc. Quatre grands axes ont été développés et qui font l’objet de recommandations transmises au ministère de la santé. Faciliter l’accès des thérapeutiques existantes aux toxicomanes marocains, assurer la gratuité de ses soins, promouvoir les thérapeutiques de substitution et surtout l’actualisation du dahir de 1974, qui régit tous les textes de loi liés à la toxicomanie. A ce sujet, deux points relèvent de l’urgence, indique le Pr Jalal Taoufiq, médecin chef de l’hôpital Arrazi de Salé : ne pas incriminer d’emblée le consommateur de drogue et le distinguer parfaitement du dealer, et surtout améliorer l’information des magistrats sur le fait qu’ils ont une alternative à l’emprisonnement des toxicomanes, c’est à dire leur hospitalisation dans des centres de désintoxication.