Les détails du plan national de prévention et de contrôle du cancer

Il est le résultat d’un partenariat entre l’Association Lalla Salma de lutte contre
le cancer et le ministère de la santé et s’étendra sur 10 ans.
Les mesures opérationnelles sont réparties en quatre grands axes stratégiques : prévention, détection précoce, prise en charge et soins palliatifs.

Sous la présidence effective de la Princesse Lalla Salma, le lancement du Plan national de prévention et de contrôle du cancer 2010-2019 (PNPCC) a été donné à Skhirat, mercredi 24 mars dernier. Ce plan est le résultat d’un partenariat efficace entre l’Association Lalla Salma de lutte contre le cancer et le ministère de la santé. Il se décline en 78 mesures concrètes dont 74 opérationnelles réparties en 4 grands axes stratégiques, la prévention (30 mesures), la détection précoce (13 mesures), la prise en charge diagnostique et thérapeutique (18 mesures), les soins palliatifs (13 mesures) et de 4 mesures d’accompagnement. Le plan d’action de la prévention consiste à réduire le tabagisme actif et passif, à promouvoir l’adoption d’un mode de vie sain, à prévenir les infections dues à certains virus, à renforcer la protection en milieu professionnel, à lutter contre les risques environnementaux, à assurer la surveillance des cancers et des facteurs de risques, à développer la formation de base et la formation continue en matière de prévention des cancers et à encourager la recherche.
La stratégie de détection précoce vise à mettre en place une stratégie de dépistage, à assurer l’accès aux programmes de détection précoce, à développer un système d’information et de recherche en matière de détection précoce. Quant à la stratégie de prise en charge diagnostique et thérapeutique, elle se veut une locomotive pour améliorer la perception de la population vis-à-vis du cancer, à garantir l’offre de soins aux malades atteints de cancer aux trois niveaux du système de santé (primaire, secondaire et tertiaire). Il est également question de mettre en place un système de coordination entre les différents niveaux de prise en charge, à élaborer une stratégie de formation des ressources humaines nécessaires, à développer la formation de base et la formation continue en cancérologie, à développer les axes de recherche et mettre en place un système d’information des activités en matière de prise en charge des patients. Enfin, la stratégie des soins palliatifs vise le développement de la prise en charge de la douleur, l’encadrement et le soulagement de l’entourage et l’organisation des réseaux des soins palliatifs.

Mesures d’accompagnement et résultats attendus du PNPCC

Pour la réussite du plan national de prévention et de contrôle du cancer 2010-2019, le top management de ce programme ambitieux a mis en place des mesures d’accompagnement et s’est fixé des résultats. La première mesure d’accompagnement consiste à assurer les droits des patients atteints de cancer, notamment le droit à l’assurance maladie, le droit au crédit, le droit à l’assurance-vie, le droit des retraités malades et le droit des malades à la promotion dans le cadre professionnel.
La deuxième mesure d’accompagnement vise le développement d’un plaidoyer/lobbying pour la mobilisation contre le cancer en développant un programme de communication pour la promotion du PNPCC 2010-2019. Enfin, deux points fondamentaux, développer une «Charte nationale du cancer» impliquant tous les partenaires, à savoir gouvernement, associations de lutte contre le cancer, élus, sociétés savantes,  secteur privé et ONG. Et surtout l’instauration d’une structure de gestion du PNPCC en créant un outil de gestion pour assurer l’opérationnalisation des mesures du PNPCC et en garantir le suivi et l’évaluation. Ainsi les résultats attendus de la mise en œuvre du PNPCC pour la période 2010-2019 sont, en matière de prévention, réduire de 30% la prévalence des risques comportementaux et environnementaux, en matière de détection précoce, disposer d’un programme de dépistage déployé à l’échelle nationale, pouvant dépister au moins 50% des femmes représentant la population cible pour les cancers du sein et du col de l’utérus, en matière de prise en charge diagnostique et thérapeutique, pouvoir disposer d’infrastructures répondant aux normes et de ressources humaines compétentes et motivées à travers tout le Royaume, ce qui  assurera la prise en charge 100% des patients suivant des normes internationales et guérir 50% des patients pris en charge.
Enfin, pouvoir disposer d’un réseau de soins palliatifs à l’échelle nationale, pouvant accompagner à 100% des patients nécessitant des soins palliatifs.